vendredi 30 août 2019

Shining





Auteur : Stephen King
Genre : Horreur (psychologie)
1 ère parution (FR) : 1979
Nombres de pages : 571 (édition le Livre de poche)






Je résume :

Jack se voit offrir un nouveau poste saisonnier, un poste de gardien d’hôtel. Effectivement, l’Overlook situé au sommet des montagnes Rocheuses, ferme ses portes lors de la saison hivernale ; à cause des chemins qui deviennent impraticables lorsque la neige tombe. C’est donc coupé du monde qu’il va vivre avec sa femme et son fils. Il a à présent exactement 110 chambres vides sous sa responsabilité, mais… Vident, le sont-elles réellement ?


« Alors, si tu vois quelque chose de bizarre, détourne la tête et quand tu regarderas à nouveau, ta vision aura disparu. Tu saisis ? »






Analyse & opinion :

Un livre que j’attendais avec impatience de lire mais, qui m’a fait l’effet d’un ascenseur émotionnel. Shining reste une bonne lecture, à laquelle j’attribue une note de seize.




Auteur & Plume :

Vous savez combien je suis amoureuse de l’écriture du King, et cela n’a pas loupé pour ce one-shot. J’ai été tout de suite transporté dans l’histoire, seulement, plus les pages se tournaient plus j’étais déçue. Pour plusieurs raisons, d’abord je ne classerais pas ce livre dans le genre horreur, clairement je n’ai même pas eu le moindre frisson ou sursaut : je suis resté de marbre. C’est un livre que j’aurais plutôt placé en fantastique, après chacun sa tolérance, mais à mes yeux c’est seulement un livre d’ambiance.

Ensuite, j’ai trouvé quelques longueurs à Shining, je connais bien la plume de SK et je sais qu’il aime détailler et d’écrire afin de poser le décor. Sauf que dans ce roman, c’était juste trop. Ça m’a justement empêché de ressentir la moindre angoisse finalement.

Le lecteur est plongé dans un roman très structuré, ce qui peu en rassurer d’ailleurs certain face à un livre d’horreur. En effet, Shining est défini en cinq parties. La première est une sorte d’introduction quant à la dernière, elle s’apparente à mes yeux à un épilogue. En outre, l’auteur à travaillé son roman de sorte à ce que l’ambiance « angoissante » et le suspense monte un peu plus à chaque partie.






Histoire & Thèmes :


On aborde des thèmes récurant dans les romans de l’auteur : racisme, homophobie, relation familiale mais aussi l’amour. Néanmoins, ce sont des thèmes peut approfondis.

Le premier sujet important est la violence conjugale et infantile vu à travers plusieurs personnages et du côté de celui qui subit comme celui qui impose. Les conséquences sont mises en avant et engendre les personnalités des personnages principaux.  

L’auteur aborde également l’alcoolisme, et même si c’est un sujet récurant des ses romans, il tient une part toute particulière dans celui-ci. Le lecteur à la possibilité de vivre la descente au enfer d’une personne lambda jusqu’au combat d’un ancien alcoolique qui se bat chaque jour contre ses envies.

Chaque personnages (Jack, Danny & Wendy) ont leurs propres démons et semble résolut à profiter de ce séjour reculé de tout et de tous pour les combattre. Evidemment, tout ne va pas se passer comme prévu…


« Le monde ne vous veut pas de mal, mais il ne vous veut pas de bien non plus. Il se fiche de ce qui nous arrive. Les pires choses peuvent se produire sans que nous sachions pourquoi. Des braves gens meurent dans le désespoir et dans la douleur, laissant seuls ceux qui les aiment, et on est parfois tenté de croire qu’il n’y a que des méchants qui profitent des biens de cette terre. »







Trame & intrigue :

Dans Shining, on part pour un huis-clos (clairement ce que j’adore le plus !), ce qui pose l’ambiance pesante et le non-retour pour les personnages. Les lecteurs voient donc facilement venir la suite du programme -surtout que c’est un livre populaire- les fans du King savent notamment à quoi s’attendre donc. L’histoire n’en reste pas moins intéressante, et si j’ai été personnellement déçu par « l’horreur », cela n’a pas été le cas pour le côté psychologique du roman.

Les rebondissements ne manquent pas, mais les longueurs finissent par étouffer l’action, ce qui est dommage.





Personnages :

Alors, comment dire que Stephen King s’est clairement projeté dans le personnage de Jack ? Dès que j’ai lu la quatrième de couverture, c’est ce qui m’a frappé le plus. Par cette œuvre, l’auteur nous partages ses souffrances et les luttes contres ses propres démons. Des preuves ?! À commencer par l’alcoolisme, un mal dont semble souffrir pas mal de ses personnages et également contre lequel le King c’est battu lui-même.  Il aborde également le syndrome de la page blanche ou plutôt l’écrivain « raté », ce dont il s’est jugé lui-même, au point de devoir consommer de l’alcool ou des drogues pour pouvoir écrire. Il à jeté pas mal de script au début de sa carrière dont Carrie, qui à été récupéré par sa femme et qui l’a poussé à reprendre l’écriture. De plus, Jack semble s’inspirer d’Alan Poe, un écrivain que Stephen King à toujours admiré et dont il s’inspire grandement. Et enfin, similairement à bon nombre de personnages là encore, Jack se révèle plus intelligent qu’il n’y paraît, le personnage est d’abord rabaissé pour prouver qu’il « en a sous le pied ». Honnêtement je pourrais continuer des paragraphes comme ça, mais ce n’est pas le but, alors on enchaîne !

Jack est le personnage central et l’auteur à beaucoup travailler sur son passé, presque une façon de se repentir lui-même. C’est un personnage qui à plusieurs personnalités : l’alcoolique, le prof-écrivain, et le possédé (par les âmes de l’hôtel). Sa personnalité est similaire à la chaudière : il peut éclater à tout moment il faut donc régulièrement le surveiller. [Spoil] Sauf que son problème à lui est semblable au « mal du blédars » : la claustrophobie. Retenu par cet hôtel hanté, il a beau lutter et fermer les yeux, il finit possédé. [Fin spoil]

Bien que ce soit Jack le personnage le plus important, ce n’est pas lui le plus intéressant dans l’histoire mais bien son fils. On comprend tout de suite que Danny n’est pas un petit garçon comme les autres, qu’il à un don. Ce que j’ai trouvé dommage dans ce personnage c’est ses dialogues qui manquent de crédibilité, il me semble que SK à oublié l’âge qui lui a donné… 5 ans et il parle déjà comme un adulte, bien qu’il soit différent des autres enfants, certains dialogues sonnent vraiment faux.

Quand au personnage féminin principal, à mes yeux il ne sert pas à grand-chose. C’est une mère et une épouse dévoué et il faut attendre les dernières pages pour la voir évoluer, cependant elle restera tout de même une frêle petite chose… SK à déjà écrit des personnages féminins un petit peu plus intéressant, il faut le dire. De plus elle est torturée par le souvenir de sa mère, qui, comme un écho au personnage de Jack, la rabaisse. Le couple à tout deux de très mauvais souvenirs de leurs parents et souhaitent donc mieux se comporter avec leur propre enfant, pour lui offrir une stabilité qu’ils n’ont jamais eu. Une pression donc de chaque instant, en plus de devoir faire face au don de Danny.



 Image de gif, The Shining, and 80's movies




Ses points faibles :

-Des longueurs
-Seulement un livre d’ambiance, loin de faire peur.
-Le personnage de Wendy, qui apporte peu d’intérêt



Ses points forts :

-Personnages très travaillés
-La psychologie est à son comble !
-L’humour noir du King
-Qu’il y est une suite encore plus intéressante : Docteur Sleep



Adaptation :

En 1980, Shining à été adapté au cinéma par Stanley Kubrick, un réalisateur à qui l’on doit également les films tel que Lolita ou Orange mécanique.
Jack Nicholson c’est vu attribué le rôle central, celui de Jack Torrance.

Seulement Stephen King n’a pas été satisfait de cette adaptation qui oubliait le message qu’il essayait de faire passer à travers son livre. Effectivement, King c’est servi du roman d’horreur pour parler de l’alcoolisme (et de ses conséquences), ce qui est passé inaperçu dans le film. Il scénarisera donc en 1997 une série « The Shining » aidé par le réalisateur Mick Garris, spécialisé dans les films & séries sombres.




Cible :

Un livre culte à ne pas louper si vous aimez les personnages bien travaillés, la psychologie made in SK ou si vous avez peur facilement. Pour ceux qui sont rarement impressionnés, ce n’est qu’un livre d’ambiance vous risquez d’être déçu alors n’ayez pas trop d’attente.


Image de gif and The Shining



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