Affichage des articles dont le libellé est Policier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Policier. Afficher tous les articles

vendredi 13 septembre 2019

La bête et la belle




Auteur : Thierry Jonquet
Genre : Policier
1 ère parution : 1985
Nombres de pages : 157 (édition Folio)





Je résume :

Des meurtres ont eu lieu. Mais le seul témoin qui pourrait faire avancer l’enquête reste muet comme une tombe. Le commissaire à beau s’armer de patience et écouter en boucle les cassettes laissé par le coupable, il n’y comprend rien.




Analyse & opinion :

Que cette lecture fut longue ! Pourtant, ce livre ne contient même pas 160 pages, j’ai bien cru mourir d’ennuie… Une note de neuf pour ce policier.





Auteur & Plume :

Thierry Jonquet ; aka l’auteur français qui a écrit Mygale, son livre de loin le plus connu. C’est d’ailleurs son seul ouvrage qui est réellement percé.
J’ai personnellement détesté son écriture brute, très vieillotte qui manque de recherche. C’est une plume qui fait très « vieux roman policier », sur ce point là on en est pas loin, puisque l’intrigue repose sur une base typique de ces anciens policier.





Histoire & Thèmes :

Une histoire où l’on côtoie folie, mensonge et du silence, beaucoup de silence… Les meurtres ne sont pas décrits, on se contente juste des suppositions assez lointaines donc pas de sanglant ni de détail macabre. Toute l’histoire repose sur du flou et, en tant que lecteur, vous n’aurez jamais la certitude de quoi que ce soit.

Pas de détail macabre mais dégoutants ah ça oui ! Je ne sais pas ce que cherchait Thierry Jonquet en voulant pousser ses lecteurs dans un dégout certain, mais personnellement je n’y ai vu aucun intérêt. A part peut-être pour montrer et pousser la folie du « coupable » et encore…

J’ai acheté ce livre pensant que c’était une adaptation de la belle et la bête version roman policier, ne faites pas la même erreur que moi. On est à des années lumières du Disney, rien ne concorde, c’est seulement un titre accrocheur.





Trame & intrigue :

Aucune originalité, on suit la trame typique de ces anciens policiers (ceux de nos grands-parents voir arrière grands-parents) alors que ce livre n’est pas si vieux, puisqu’il date de 1985. Les rebondissements sont bien minces, il faut supporter des pages et des pages de description et de pensées qui ne mène nulle part pour avoir une scène d’action de dix lignes…

Sans mentir je me suis ennuyé et si ce livre avait eu le malheur d’avoir plus de page, je l’aurais abandonné sans scrupule. Je n’ai pas compté le nombre de fois ou je me suis endormi dessus tellement il ne se passait absolument rien, je ne suis pas prête de relire cet auteur…




Personnages :

Là encore, on nage dans le déjà vu, le cliché et l’inintéressant.
La plupart des personnages n’ont pas de prénoms, simplement des surnoms juste cheap : L’emmerdeur, le coupable, la vieille…

On a aussi le fameux flic, Gabelou, qui ne sert mais strictement à rien dans cette histoire. L’enquête n’est même pas crédible et on referme le livre en se disant que l’auteur n’était pas très inspiré : puisqu’on ne sait pas ce qu’il en est advenu de cette enquête.

Le « vieux Léon » qui porte le rôle du personnage principal mais aussi quelques fois de narrateur est difficile à cerner. On se fait très vite une image de lui, et celle-ci n’est éclairée qu’à la fin du livre.








 The End. :

Un roman qui n’a qu’une seule finalité : sa fin. Puisqu’il n’est pas diversifiant, qu’il n’a aucune originalité et dont on ne retient pas de morale.
Jonquet à écrit ce roman seulement pour les dix dernières pages, afin de surprendre ses lecteurs (pour une fois qu’il y arrive). Son seul et unique but était donc de crier de victoire avec un « je vous ai bien eu ! » retentissent, grâce à la fin déroutante de son roman policier.






Ses points faibles :

-Il ne se passe RIEN
-Une plume rustre et pas recherchée
-Des personnages clichés
-Un roman qui repose seulement sur les dix dernières pages
-Malgré son titre, ce roman n’a rien à voir avec le Disney


Ses points forts :

-Roman court : moins de 160 (mais ressenti 500 pages…)



Cible :

Pour les habitués des policiers un peu rustiques et vieux jeu.
Je ne vous conseil pas de découvrir cet auteur grâce à La bête et la belle, vous allez être déçu. Préférez donc une lecture comme son roman policier Mygale.

 Image de bacon, cars, and car

dimanche 2 juin 2019

Am Stram Gram


Couverture du livre : Am stram gram




Auteur : M.J Arlidge
Genre : Policier (sérial killer)
1 ère parution (FR) : 2015
Nombres de pages : (407 édition 10/18)




Je résume :

Enlevés puis séquestrés jusqu’à ce qu’il en est un qui craque, le sms affiché sur le portable qui n’a déjà plus de batterie est au-delà du plausible : Un seul d’entre eux survivra. Le pistolet situé entre les binômes appuie pourtant l’évidence de ce jeu malsain. Que choisirons-t-il ? La folie, la mort lente où devenir un assassin ?




« L’assassin obligeait ses victimes à se livrer à un am stram gram diabolique, en sachant pertinemment que le tireur souffrirait au final beaucoup plus que la victime. »






Analyse & opinion :

Une œuvre qui me fait de l’œil depuis que je l’ai dans ma PAL, soit deux ans, sans avoir le temps de l’ouvrir ! Cette fois ci, c’est chose faite et je n’en suis pas mécontente : une note de dix-sept pour ce premier tome de la saga Helen Grace.




Auteur & Plume :

Un auteur clairement en vogue c’est dernières années, il a su faire sa place grâce à sa saga Helen Grace : on suit les enquêtes d’une policière, commandante pour être plus précise, et Arlidge commence fort avec une série de meurtre dont l’assassin ne se salit pas les mains.

Une plume fluide, qui installe assez de suspense pour donner envie de lire jusqu’à la dernière page. Mais plus important encore : une intrigue qui tient la route, malgré que celle-ci soit assez classique. Soyons claire, l’auteur est loin de révolutionner le genre, mais en contrepartie, il vous fera passer un bon moment en alimentant votre besoin de frissons.





Histoire & Thèmes :

Des meurtres où le hasard détient une bonne part de l’intrigue et où l’assassin n’est pas celui qui se salira les mains. L’enquêtrice est face à une série de meurtres qui se déroule toujours de la même manière : un binôme enfermé dans une salle fermée à double tours et où il ne se trouve rien mis à part un pistolet et un téléphone portable. Le message est clair, seul l’un d’entre eux pourra sortir vivant, mais avant cela, il faudra tuer son camarade de jeu.  L’auteur tire donc son épingle du jeu essentiellement avec le déroulement de cette série de meurtre, un peu à la Saw. Néanmoins, l’auteur ne s’étale pas sur ces séquestrations en huit-clos, grâce aux différents points de vue, toutes les visions se mêlent, Arlidge installe le suspense de cette manière.

Une ambiance sombre est posée, petit à petit on apprend à connaître les vises des personnages tout y passe : Alcool, l’avarice, le SM, l’orgueil et l’ambition. Sans parler de certains passés lourds à porter…


« Ensemble vous devez décider qui vivra et qui mourra. Seule la mort permettra de vous libérer. Il n’y a pas de victoire sans sacrifice. »




Trame & intrigue :

L’histoire est racontée par une multitude de points de vue, les victimes, Helen Grace et l’assassin. Un détail qui plonge tour à tour les lecteurs dans la vision de chaque personnages : la difficulté de survivre et de supporter la folie, la dureté d’un passé qui n’est plus supportable et une série de meurtres qu’il faut résoudre tout en tenant éloigné les journalistes.

Au niveau du format de ce polar, l’auteur à choisit de rester dans du classique, ce qui attenu le suspense pour les lecteurs habitués à ce genre. Un peu dommage, mais on ne peut pas être bon partout… :) Il tire son originalité par le choix de l’assassin, des meurtres et de l’enquêtrice.


Image de beautiful, blood, and elizabeth olsen



Personnages :

Un personnage principale féminin intéressante, dont on découvre petit à petit son passé (même si celui-ci est facilement prévisible).  L’auteur passe autant de temps à décrire la vie d’Helen Grace qu’à décrire les meurtres qu’elle doit résoudre, ce qui donne un bon équilibre au roman.

Des personnages secondaires qui me laisse assez dubitatif. L’auteur à facilement le reflexe de les abandonner sans prévenir, et de se servir d’eux seulement pour les moments propices : ce qui fait perdre du suspense au livre. Néanmoins, Alridge à prit soin de présenter de nombreux personnages différents, autant au niveau de l’âge que de la classe sociale, rendant les binômes et les choix intéressants mais flirtant également avec de nombreux clichés…



« Ils étaient des cartes de visites vivantes, le testament en chair et en os du sadisme d’une tierce personne. Quel était le but de toute cette mascarade ? »




 The End. :

Une fin que j’avais malheureusement prévue, à cause de tous les détails que j’ai cité plus haut (utilisation des personnages secondaires, la banalité de l’intrigue…). Mais qui tient la route et surtout, qui donne envie de suivre les enquêtes de cette flic animée par son travail, dans les autres tomes de la saga.




Ses points faibles :

-Manque d’originalités
-Une trame que l’on devine lorsqu’on lit beaucoup de thriller
-Une fin qui manque de suspense
-Personnages secondaires assez clichés et mal utilisés



Ses points forts :

-Une plume fluide
-Une multitude de points de vue
-Chapitres courts
-Le déroulement des meurtres
-Un thriller qui va droit au but (adieu longueurs inutiles)





Cible :

Un livre que l’on peut conseil à bon nombre de lecteur : aux habitués comme aux non-initiés, c’est un polar qui ne fait pas peur, il installe seulement une ambiante sombre, installant juste ce qu’il faut en suspense pour capter le public. Et dont les détails de l’enquêtes (et des meurtres) ne sont pas trop poussés, donc clairement abordable, même pour les lecteurs sensibles.
Je trouve que c’est d’ailleurs un policier particulièrement recommandable pour les lecteurs qui n’aiment pas les longueurs et les détails qui ne servent à rien. Arlidge va droit au but et l’intrigue est posée dès les premières pages : c’est d’ailleurs ce qui m’a autant plus dans cet ouvrage.


Image de cool, followme, and gif



samedi 22 décembre 2018

On achève bien les chevaux




Auteur : Horace McCoy
Genre : Policier
1 ère parution (FR): 1959
Nombres de pages : 180 (édition Folio)









Je résume :


Une histoire qui se déroule en 1930, montrant alors une Amérique en crise où de jeunes gens sont contraints à s’engager dans des marathons de danses. En effet, la crise économique à frappée et afin de survivre, mais ausi pour se faire reconnaître dans le monde Hollywoodien, Robert et Gloria vont se lancer dans une compétition qui vont les pousser à dépasser les limites du soutenables, autant moralement que physiquement. Au point de ne plus être capable d’endurer un retour à la vie réelle.





Analyse & opinion :


Un livre dont une de mes professeure de fac m’a longuement parlée, mais aussi la vidéo de Lemon June qui a piquée ma curiosité. J’ai donc craqué, acheté le livre et lus presque aussitôt.

Un petit coup de cœur, avec une note de dix-sept, j’ai beaucoup aimé mais j’avoue que je m’attendais à un livre un peu plus chamboulent.






Auteur & Plume :


Une plume absolument prenante, les pages sont dévorées en l’espace d’à peine deux heures, parfait pour les lectures rapides. L’expression est soignée, et pourtant arrive à aller droit au bute.



Histoire & Thèmes :


Honnêtement je suis surprise que ce livre est aussi peu de lecteurs (en tout cas c’est ce dont je me rend compte sur les plateformes dédiées aux livres). L’histoire est on-ne-peu-plus prenante, l'immersion dans cet univers est presque immédiate!

Des thèmes qui créer une empathie certaine chez le lecteur, puisqu’on se rend vite compte que nos deux protagonistes n’ont pas une vie facile. La misère fait partie de leur quotidien. Le contexte aide aussi, l’Amérique est en crise et la société est prête à n’importe quoi pour survivre et avoir le droit à son lot de reconnaissance. Même si pour cela il faut envisager de mettre leurs santés en dangers…

Une notion de dépassement de sois et de ses propres limites aussi bien physiques que mentales est donc largement présente. La compétition renforce cette idée, tous les participants rêveraient de toucher le pactole, même s’ils se contentent avec réjouissante de repas réguliers, de soins et de lits.

Jusqu’où l’amitié nous pousse à faire quelque chose que l’on ne souhaite pas ? Tout le fondement du livre réside dans cette question et pourtant le lecteur n'est amené à se poser cette qu'estion seulement à l’a toute fin du livre.



« Voulez-vous me dire pourquoi tous ces savants à grosse tête n'arrêtent pas de se décarcasser pour essayer de prolonger la vie au lieu de chercher des moyens agréables pour la finir ? Il doit y avoir dans le monde une tripotée de gens comme moi, qui ont envie de mourir, mais qui n'en ont pas le courage. »





Trame & intrigue :


Un livre dont on connaît déjà la fin, on pourrait penser qu’il n’y à donc pas de suspense. Et pourtant, on tourne les pages à toute allure afin de connaître la vérité : Que c’est-il passé pour que toute cette histoire finisse devant le juge ?

En effet, les chapitres sont rythmés par les accusations et la peine dictées lors du procès, le livre commence même comme cela, ce qui nous met tout de suite « dedans ». On sait ce qu’il c’est passé rapidement, le lecteur va donc chercher à comprendre, et ne plus lâcher le livre.

Ce qui est assez dommage, c’est qu’il est trop court ! Moins de 200 pages pour raconter une histoire pareil, l’auteur est passé sur plein de chose… Il n’est pas rentré dans des détails que pourtant certains lecteur (dont moi évidemment) aurait souhaité avoir : le déroulement un peu plus détaillé du jugement, plus de détail lors des premières semaine du marathon… McCoy nous raconte donc le strict minimum.

Et pour cela, le récit à manqué, à mon sens, d’intensité. J’imaginai un livre bouleversant, avec des personnages complètement à bout, un pied dans la folie, presque des corps sans âme. Et c’est justement ce décalage entre le marathon qui se déroule finalement dans une atmosphère joyeuse et ce que les personnages subissent pourtant sans se plaindre.





Personnages :


Une dualité entre un personnage masculin principal remplit d’espoir et d’ambition, cherchant à gagner cette compétition coûte que coûte, qui pourtant va tout perdre par amitié et empathie.
Face au personnage féminin principale qui broie du noir, depuis les premières pages, la fin est donc amené sur un plateau d’argent pour les lecteurs. Alors même que c’est elle qui pousse notre Robert dans cette histoire de marathon, c’est aussi elle qui l’entraîne dans une descente au enfer…

Ce qui peut choquer, c’est surtout comment les personnages perçoivent ce marathon de danse ; puisqu’ils le voient comme un ultime espoir, une réelle chance. Alors que nous, nous portons un œil extérieur à ces pratiques et à cette époque, nous trouvons cela à peine croyable, carrément affligent.
Pourtant, c’est bel et bien des pratiques qui ont étaient courantes dans ces années noires, de savoir qu’il y a une part de réelle rend également le lecteur plus empathique envers les personnages.




The End. :


Une fin qui c’est déroulée très rapidement et que j’étais loin d’imaginer de la sorte. C’est un peu le retour de la médaille, le lecteur à tout le temps d’y penser pendant qu’il parcourt les pages, je l’ai finalement peut-être trop idéalisée. Encore une fois, c’est une partie qui à manqué d’intensité.



« Tout ce bisenesse c’est un manège de chevaux en bois. Quand on va s’en aller, on en sera exactement au même point qu’avant. » 





Ses points faibles :

-J’aurais souhaité plus de pages et de détails.
-Manque d’intensité tout le long du récit .
-Une fin trop rapide.





Ses points forts :


-Un sujet abordé intéressant, pourtant c’est un moment de l’histoire américaine affreusement mal connu.
-Une écriture agréable et prenante.
-Un livre tout aussi bien organisé que rythmé : on lit sans voir le temps passer.





Adaptation :


Une adaptation cinématographique du même nom: On achève bien les chevaux, à vue le jour des années après la publication du livre puisqu’elle à été réalisé en 1969!
C’est le célèbre Sydney Pollack qui en est le réalisateur, il a aussi travaillé sur les films comme Nos plus belles années, Yakuza ou encore Un château en enfer.

C’est l’actrice Jane Fonda qui joue le rôle de Georgia et Michael Sarrazin celui de Robert.



Cible :


Attention au public sensible, c’est un sujet lourd que l’auteur aborde, il est assez éprouvant de lire ce que vivent ces concurrents à bout de force et la folie de certain personnages.
Néanmoins, c’est un livre qui raviront tous les fans de roman noir.








Livre similaire : Marche ou crève de Stephen King.





lundi 24 septembre 2018

Bettý









Auteur : Arnaldur Indridason
Genre : Policier (roman noir)
1 ère parution (FR): 2011
Nombres de pages : 240 (édition : Le point)






4éme de couverture :


Quand j’ai rencontré Betty, j’ai su que ma vie allait basculer. Elle était magnétique et fatale. J’aurais tout donné pour elle. J’ai même accepté de travailler pour son mari. Mais maintenant c’est moi qui suis derrière les barreaux. Aux yeux de tous, je suis coupable de meurtre. Parce que, si l’amour se joue à trois, il y en a toujours un de trop.  






Analyse & opinion :


Moi qui ne suis pas fane des romans policiers, Betty à réussit à se faire connaître dans mon monde ! Je l’ai donc bien évidement lue, ce n’est pas un livre qui va me faire adorer ce genre mais, je reste largement satisfaite de ma lecture : une note de seize donc.



Auteur & Plume :


-Un auteur dont je ne savais rien, ni de sa saga « commissaire Erlendur Sveinsson » ni que je tenais entre mes mains sont One-Shot le plus populaire.

-Une écriture des plus banal mais, agréable à lire, les pages s’enchaînent rapidement !



 « Je n'ose pas fermer les yeux. Je fixe l’obscurité et essaie de penser à autre chose. Parfois ça marche. Mais le plus souvent non.Je ne veux pas me souvenir de ça. Je veux enfuir ça quelque part où personne, y compris moi, ne pourra parvenir. Il y a des casiers en moi que je n'ouvre pas, sinon très rarement, et il y en à d'autres que je n'ouvre pas du tout. Je veux conserver ça dans un casier comme ça jusqu'à ce que ça s'en aille. » 





Histoire & Thèmes :



-On se retrouve dans un roman noir, avec une histoire de liaison, comme les autres (en tout cas semblerait-il) et tourne autour de celle-ci dans un premier temps

-Et, puisqu’on est quand même dans un policier, le second thème qui prendra par la suite bien toute sa place également : le meurtre.

-Beaucoup de lecteur classerait se roman dans le thème de la psychologie, ce n’est pas mon avis. Les personnages manquent clairement de travail pour que ce roman soit classé sous ce genre. Le seul détail pour lequel je laisse le doute planer, c’est comment Betty a détruit (mentalement) notre personnage principal.

-On effleure aussi des thèmes comme les conséquences de la vénalité, et le fantasme. Avec notre personnage qui remet sa vie en question tout au long du roman… Ainsi que la manipulation, c’est certain.






Trame & intrigue :


-Un livre divisé non pas en deux mais en trois parties :

•    La liaison
•    La révélation
•    Le meurtre


-Pour ma part ce n’est pas grâce à la partie « romance », ni enquête que j’ai apprécié ce livre, plutôt grâce au retournement de situation : La révélation dont je suis persuadée que, rare sont les lecteurs qui la voient venir : Nous tombons majoritairement en beauté dans le piège ! L’auteur laisse pourtant des indices, et je suis personnellement tombé de haut à cause de ça, seulement l’enquête prend toute sa place et on se focalise sur ce qui a bien pu se passer.

-Car pour le reste, la trame reste on ne peut plus classique. L’auteur à, me semble-t-il, tout misé sur ce rebondissement !


« Ces questions se bousculent dans mon esprit pendant toutes ces longues nuits et exigent des réponses que je n'ai pas parce qu'il me faudrait m'interroger moi-même plus à fond que je ne le désir. Qui entreprendrait d'examiner sa vie au microscope ? Qui en aurait le courage ? Personne ne peut supporter d'aller au fond de soi sans s’apitoyer ou être complaisant envers soi. Celui qui dit le contraire est un menteur. »




Personnages :


-Des personnages secondaires beaucoup trop « déjà vu » et pas intéressant honnêtement. En refermant le lire, j’en peu plus d’avoir vue « Betty » partout, mon dieu que ce prénom est omniprésent !

-Seulement, le personnage principal arrive à redresser la barre, ce n’était pas chose aisé ! Pourtant ce personnage est entouré de mystère, on ne sait absolument rien de lui.






 The End. :


-La fin n’est malheureusement pas à la hauteur de mon désir de justice (et de vengeance). Évidement tout s’élucide, les pièces du puzzle s’emboîtent cependant, est-ce que le lecteur en avait besoin ? Le coté policier de ce livre n’as été en aucun cas surprenant pour moi. J’avais bel est bien découvert le fin fond de cette histoire avant d’en lire les dernières pages…












Ses points faibles :


-Honnêtement, le côté policier est totalement banal.
-L’histoire est donc du déjà vu (autant fictive que dans les faits divers d’ailleurs)
-Je n’ai pas aimé la fin (j’aime trop la justice pour ça)



Ses points forts :


-Une découverte vers la fin du livre qui nous donne une grande claque !
-L’auteur sait garder un certain dynamisme tout au long de son œuvre






Cible :

Destiné à un assez large public, fan ou pas de roman policier c’est un livre qui se lit très vite et un peu « passe partout ». Si vous aimez les découvertes inattendues alors, jetez un petit coup d’œil à celui-ci.









jeudi 17 mai 2018

Running Man





Auteur : Stephen King
Genre : Science-fiction / Policier
1 ère parution (FR): 182
Nombres de pages : 250 (édition : J’ai lu)











Je résume :


Plongez dans un « futur totalitaire » aux Etat-Unis, en 2025 plus exactement. Ici-bas, règne dictature et surtout les jeux. Quels jeux ? Ceux que les Libertel diffuse sur sa seule et unique chaîne, pour le plus grand plaisir du peuple.
C’est ainsi que vous allez suivre l’engagement de Benjamin Richards, chômeur, lors de « La grande traque » : Le jeux final où aucunes règles n’est imposées. Enfin presque, pour gagner il faudra qu’il envoi chaque jour deux cassettes, mais surtout, qu’il survive trente jours. Trente jours contre des tueurs expérimentés, et le peuple tout entier.



« Aller madame Williams, l’encouragea-t-il sur un ton doucement moqueur. Le monde a les yeux fixés sur vous.Elle se pencha dehors.Derrière eux, six voitures de police et un autre véhicule blindé étaient arrivés, bloquant leur ligne de retraite.La seule issue, c’est droit vers le ciel, se dit Richards avec philosophie. »





Analyse & opinion :


Encore une fois, une œuvre de Stephen King lu (ou devrais-je plutôt dire dévoré ?) en moins d’une journée. Ce roman à beaucoup de similitudes avec son tout premier, Marche ou crève mais, ne m’a pas fait ressentir les émotions similaires. Il remporte tout de même la note de seize.





Auteur & Plume :



Encore une fois, on se retrouve avec une plume dénonciatrice, qui s’attaque cette fois au futur (on y reviendra plus tard). De plus, il n’est pas connu pour être le maître du suspense pour rien, il tient totalement en haleine ses lecteurs, moi y compris puisque je n’ai pas su lâcher cette histoire et l’ai lue en quelques heures…

Ici, pas de chapitres ! Mais, un étrange décompte partant de 100 jusqu’à 0. Je me suis longtemps posé la question sur ce fameux décompte, que veut dire l’auteur ? Ce n’est que vers la fin, à la page 211 pour être exacte, que j’ai trouvé une théorie (oui, ce n’est pas comme si je pouvais être certaine de ce que j’avance, malheureusement…), le décompte proviendrait des chances de survie de Ben, notre personnage principal. Puisque plus le temps passe, plus celle-ci diminues…







Histoire & Thèmes :


On retrouve des thèmes récurrents chez King : Homosexualité, homophobie, survie, injustice, privation d’identité… Et, le futur. Habituellement, l’auteur écrit soit au présent, soit au passé. Seulement ici il voit large et de façon visionnaire pessimiste, une façon à lui d’appuyer un peu plus son message ?  Il n’y a plus qu’à espérer que ça ne tourne pas de cette façon dans notre réalité…



Le sujet principal est, vous l’avez compris les Médias et donc la télé (réalité). Avec une écriture noircie et exagérée, il tire la sonnette d’alarme avec sa vision du futur complètement sous la dictature. La télévision (ou le Libertel) est carrément imposée, du bourrage de crâne pur et dur dont le peuple finit par se réjouir. Des jeux mettant en péril des vies humaines ? On entend au loin les foules glapir et taper des pieds ! C’est ce qui nous ramène le plus à sa toute première œuvre, Marche ou crève : La même foule folle de joie à l’idée de voir du sang...C’est tout de même la deuxième fois que l’auteur fait passer le message et pourtant, les gens ont de plus en plus souvent les yeux fixés sur leurs écrans…

En parallèle, les médias sont également clairement visés, leurs manières d’amplifier est pointé du doigt avec humour (noir, devrais-je le mentionner ?). Et je suis certaine qu’à ce sujet, notre auteur y connaît quelque chose puisqu’il est l’un des auteurs les plus connu, mondialement.

Le second sujet important est l’inégalité : Deux classes sociales distinctes, les bourgeois et les pauvres. Ils sont loin d’avoir les mêmes valeurs, vous l’avez compris. L’un regarde les jeux, l’autre y participe afin de gagner un peu d’argent…  Un côté de la population est largement « graissé » dans tous les sens du terme, autant au niveau de la nourriture que mentalement, puisqu’ils « suivent le mouvement » bêtement. Tandis que le bas peuple est littéralement affamé, nourrit avec des pilules alimentaires, mais qui ne manque décemment pas de courage.

Le dernier thème ? L’argent, évidement, tout démarre de là. Ben n’a pas le choix, sa fille de 18 mois est malade et si elle n’a pas de vrais médicaments, elle risque de mourir. Marre que sa femme fasse des passes, il s’engage. Pensant se retrouver dans un des nombreux « petit » jeux, il se retrouve dans le plus important mais aussi, celui qui rapporte le plus. Il a le droit de refuser, le risque d’y rester et total tout de même, mais ne le fait pas, il lui faut cet argent. Quelques lignes plus loin, c’est avec le chauffeur de taxi que l’auteur nous montre la « dépendance » à l’argent, avec ironie. Dans ce monde, le peuple n’en a rien à carrer de la mort des autres, tant qu’il y a de l’argent qui s’allonge dans la main…

Et puis, tant qu’on y est, on peut également parler de la pollution, en 1982 King a su anticiper le futur, tout le monde le sait, l’Amérique n’était et n’est toujours pas très regardante à ce sujet. Il mentionne donc à plusieurs reprises les risques, les maladies chroniques/ mortelles sont misent en avant. Afin d'informer la population, malheureusement cela n'a pas eu beaucoup d'effet.








Trame & intrigue :


J’avoue ne pas avoir imaginé l’histoire de cette manière, après la lecture de la quatrième de couverture. C’est ça qui est fort avec King, il nous plonge dans le suspense directement. Personnellement je pensais que cette traque se déroulerait dans une sorte d’arène. (Peut-être m’a-t-il induit en erreur en parlant de gladiateur, Mdr)

Cette histoire m’a beaucoup fait penser aux films La purge, notamment dans le deuxième où une traque à l’homme dans une sorte de jeux d’arcade à lieu.

Son intrigue, qui est pourtant très similaire (je me répète…) à Marche ou crève, ne lui ressemble pourtant pas. Elle tient totalement la route, l’auteur nous invente aisément des « Airs Cars » et des « Libertel » des « Dokes  »… Sans jamais se perdre entre le présent (des années 80) et ce bon dans le futur d’environs 45 ans.

Par contre, ce que je trouve dommage c’est qu’il n’a pas parlé des autres jeux, il n’en a décrit qu’un, assez vaguement « Le moulin de la fortune ». Il aurait pu en évoquer quelques-uns au travers du regard de son personnage principal, lorsqu’il attendait patiemment dans la salle d’attente au tout début… Je sais que l’imagination du King est sans limite, c’est pour cela que j’aurais aimée en voir plus.







Personnages :


Benjamin Richards (Richards comme Richar Bachman : RB, petite ressemblance non ?) Un personnage principal aux apparences banales mais, qui est quand même au-dessus des autres. Stephen King aime représenter des anti-héros, des Mr et Mme tout le monde tout en leur offrant un caractère digne de déplacer des montagnes.

On apprend même que Ben à un QI de 126 à l’âge de 14 ans. C’est donc supérieur à la moyenne, il pourrait même être classé dans les « surdoués ». L’auteur nous le prouve par la suite, il réagit vite et bien, sait se tirer des impasses, et déjouer les plans des milliers d’hommes qui le traquent.

Il est également attachant, c’est un homme à l’apparence lambda et pas trop moche, qui sait se faire apprécier et même aider malgré qu’il soit mondialement recherché.


 « Dites votre nom deux cent fois de suite, et vous vous apercevrez que vous n’êtes personne. »






The End. :


C’est une question que l’on se pose presque depuis le tout début du roman, comment va-t-il s’en sortir ? L’auteur est fort, très fort, réalisant une fin dont je pense que personne ne peut se douter. Cette fin est absolument jouissive, bien mieux qu’un Happy End.

C’est une fin réjouissante mais, également froide et désarmée de tout espoir. [Spoil] Je pense que la phrase typique que chaque lecteur ayant lu le livre a été : « Tout ça pour ça ? » Puisque les efforts de Ben n’ont servi à rien, l’argent n’a pas pu être utilisé pour les deux femmes de sa vie, sans même le savoir, il survivait seul, pour leurs assurer un avenir tandis qu’elles étaient mortes bien avant lui... [Fin Spoil]











Ses points faibles :


-Il n’a pas expliqué d’autres jeux.
-Un roman un peu trop court pour cette intrigue.



Ses points forts :


-Des thèmes & des messages forts
-Sa plume, comme toujours.
-Le suspens du début à la fin
-La fin.
-Son imagination (un survival game dans un bon de 45 ans, tout de même !)






Adaptation :


L’adaptation de Running Man (sous le même nom d’ailleurs) à vue le jour en 1987 au cinéma, le rôle principal jouer par Arnold Schwarzenegger et réalisé par Paul Michael Glaser.

Un film que je ne vais pas tarder à visionner avant de pouvoir vous en dire plus.





Cible :


Un livre fait pour vous si vous rêver de justice notamment, que vous êtes fan de science-fiction et que vous souhaitez faire un saut dans le futur. Si vous appréciez Marche ou crève ou Hunger Games, ça marche aussi !





Wranglestone

    Auteur  : Darren Charlton Genre  : Young-Adult (romance LGBT/ dystopie) 1 ère parution (FR) : 2022 Nombres de pages  : 331     ...