Affichage des articles dont le libellé est Dystopie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dystopie. Afficher tous les articles

lundi 14 juin 2021

Everless T1

 



Auteure : Sara Holland
Genre : Young-Adult (Dystopie)
1 ère parution (FR) : 2019
Nombres de pages : 445 (édition Bayard)

 

 

 

 

Je résume :

 

Et si le sang devenait une monnaie d’échange plus prisée encore que l’or ? Plongez dans un univers digne d’un conte de fées à l’ambiance à la fois sombre et…royale.

 

« C’est dans ce palais construit au cœur de la forêt que l’Envoûteuse, enfermée dans un cachot exigu et seulement munie d’instruments rudimentaires, parvient à lier le sang au temps, et que l’Alchimiste réussit à lier le sang au fer, afin que le seigneur puisse voler du temps à ses sujets et s’approvisionner pour accroitre sa longévité. »

 

 

 

Analyse & opinion :

 

Un somme une bonne lecture, pas forcément très innovante mais une histoire qui reste tout de même intéressante : une note de seize.

 

 

 

Auteure & Plume :

 

Everless est le premier livre traduit de Sara Holland, elle détient une écriture jeune mais surtout, très descriptif. Personnellement j’ai trouvé que ce détail ralentissait l’élan de l’histoire, mais je sais que certain et certaine aiment les descriptions.

 

 

 

Histoire & Thèmes :

 

Une histoire qui m’a très vite fait penser au filme Time Out, que j’avais d’ailleurs adoré. On retrouve ce stress permanent où le temps est compté, quand d’autre son immortels (ou presque), certain son au bord de la mort à force d’être endetté. C’est le cas du père de Julie. Mais à présent, elle est assez grande pour pouvoir donner elle-même son sang, et ne plus se contenter de regarder son géniteur mourir à petit feu.

 

Et alors qu’elle se rend en ville donner sa monnaie d’échange (son sang contre de l’argent), elle remarque que le royaume recrute toute sorte de domestique. Le roman commence ainsi pleinement, et l’univers dystopique prend des allures de conte de fée. Et qui dit conte de fée, dit bien souvent histoire d’amour. Everless ne déroge pas à la règle et une histoire d’amour interdite se fond dans le décor.

 

 

 

Trame & intrigue :

 

Everless est une duologie (une saga en deux tomes) ce qui est pas mal pour les petits budgets ! Et pour les lecteurs qui n’apprécies que moyennement les longues sagas.

 

L’histoire est assez longue à démarrer, les descriptions sont nombreuses ce qui casse le rythme de lecture. Et même si les rebondissements ne sont pas forcément très recherchés, ça fait le taf ! Une fois l’intrigue lancé, on ne s’arrête plus.  Et si ce premier tome est très introductif, la fin rattrape le roman, et donne envie de lire le deuxième et dernier tome.

 

 


Personnages :

 

Julie est notre personnage principal. Et croyez-moi, vous allez avoir envie de la tarter… De nature très innocente et naïve, on aimerait secouer cette demoiselle ! Mais elle est aussi attachante, et on aimerait pouvoir l’aider…

 

Le reste des personnages sont à mes yeux très clichés, pas assez travaillés.

 

 

 


Ses points faibles :

-Des personnages qui manquent de profondeurs
-Une histoire longue à démarrer
-Trop de descriptions

 

 

Ses points forts :

-Beaucoup de mystères
-Une histoire sous forme de duologie
-Un univers complet et intéressant

 


Cible :

Everless est parfait pour ceux qui aiment les histoires d’amour dans un univers fantastique. Pour ceux qui aiment les contes de fées et les Disney mais aussi les histoires « royales ».  

 

 



vendredi 28 août 2020

Chromatopia

 Auteure : Betty Piccioli
Genre : Young-Adult (Distopie)
1 ère parution : 2020
Nombres de pages : 400 (édition ScriNeo)

 



 

Je résume :

 

Chromatopia est un royaume où les couleurs régissent votre rang au sein de la société et surtout, quel membre de la société vous pouvez fréquenter, ou non.

C’est ainsi, que plusieurs adolescents de Chromatopia vont voir leurs vies s’entremêler, et comprennent très vite qu’ils n’ont plus le choix, qu’ils devront faire changer l’avenir du royaume s’ils veulent en avoir un.

 

 



« Mais quand on doit se battre pour survivre, parfois on fait le choix qui n’ont rien à voir avec le cœur ou la raison. Parfois on fait le choix de la haine pour que les choses changent. Et si nous devons faire des sacrifices pour que Chromatopia devienne enfin une cité où chacun peut vivre en paix… Alors nous le ferons.

-Moi je suis un sacrifice ?

-Non. Toi, tu es l’étincelle qui embrasse la poudre à canon. »

 

 

 



Analyse & opinion :

 

Une intrigue qui m’a tout de suite donnée envie lorsque mon représentant m’en à parler, et malgré une fin mitigée, ce fut un coup de cœur : une note de dix-sept.

 

 

 

 

Auteure & Plume :

 

Si j’ai quelque chose à reprocher à la plume de l’autrice, c’est que cette histoire est écrite à la manière scénaristique (comme pour les films quoi). Donc, c’est un pont négatif très personnel, car je sais que certains lecteurs y trouvent leurs comptes : c’est plus rythmé, mais aussi agrémenté de rebondissement qui plaisent aux lecteurs cibles : les ados et jeunes adultes.

 

 



Histoire & Thèmes :

 

Une histoire qui casse les codes, qui donne envie de se soulever face à l’injustice. Chromatopia est un reflet (exagérer, ou pas) de notre propre société : où les riches n’aident pas les pauvres, pire encore, qui n’ont pas conscience de la dureté de la vie sans argents. C’est un vrai problème que Betty Piccioli reprend et déguise sous une caste aux différentes couleurs.

 

La loyauté mais aussi l’appartenance et le racisme sont remis en question tout au long du roman. Notamment grâce au personnage d’Aequo qui après son accident, ne discerne plus les couleurs. Il réalise alors que sans les nuances, chaque individu se ressemble, peut importante son statut, sa nuance (couleur).

 

Un roman qui a des messages qui pousse à faire réfléchir sont public par lui-même, qu’il ne faut pas toujours écouter les adultes qui les entourent car ils n’ont pas toujours raison et surtout, qu’ils peuvent être manipuler par eux sans s’en rendre compte.

 

Plusieurs romances en fond, assez inattendues mais qui ont leurs places et surtout, qui sont intéressantes à suivre.

 

 


« On ne t’apprend pas à l’école à quel point c’est dur, ça.

Interrogatif, je le dévisage avant qu’il ne reprenne :

-D’aimer une personne d’une autre Nuance. De savoir que soi que tu fasses, tu ne seras jamais avec elle. Que tu as beau être le plus talentueux ou le plus riche dans ta Nuance, elle ne le sera jamais assez pour toi. »

 

 



Trame & intrigue :

 

Beaucoup de rebondissements et d’actions, et même si le roman fait quatre cent pages le lecteur ne s’ennuie pas.

Cependant, nous n’avons pas beaucoup d’information sur le passé de cette société, tout est passé sous silence. Le lecteur n’est informé que sur l’actuel, comment fonctionne les nuances, quels rôles leurs est attribués ect. Mais comment cette société c’est créer ? C’est un peu dommage que le passé de Chromatopia soit si flou, ou plutôt volontairement omit.

 

 



Personnages :

 

Chromatopia est un roman à plusieurs voix, nous avons donc de nombreux personnages principaux à suivre, tous de différentes Nuances. C’est donc un roman qui propose une vraie diversification des personnages, et honnêtement, ça fait du bien !

Tout comme l’histoire, les personnages principaux casse les codes. Autant au niveau de la diversité ethnique, du sexe ou de la personnalité, aucun personnage ne se ressemble et le lecteur peut donc plus facilement se retrouver dans l’un ou l’autre.

 

Cela peut être un gros point positif, mais je sais que certains lecteurs vont avoir plus de mal car justement, il y a trop de personnages importants. À vous de voir si vous vous sentez à l’aise avec cette idée ou non.

 

 

 

 

 The End. :

Une fin que j’ai très peu appréciée pour être sincère. Elle est précipitée, ne correspond pas à mes attentes… Chromatopia aurait mérité d’être coupé en deux tomes, et d’avoir quelques chapitres supplémentaires.

 

 

 

 

 

Ses points faibles :


-De la diversité dans les personnages

-Beaucoup d’actions et de rebondissements

-Une intrigue qui tient la route

 

 

 

Ses points forts :


-La fin gâche un peu tout…

-Une écriture (scénaristique) que je n’ai pas apprécié

-Aucune info sur la naissance de cette société

 

 

 

Titres similaires : Interfeel & Le passeur

 

 

 

Cible : Un univers imaginaire auquel il faut accrocher, même si ce n’est pas très poussé niveau SF. Parfait pour les lecteurs aimant la dystopie sous fond de romance.

Image de bradley james, couple, and married

dimanche 2 août 2020

Interfeel





Auteur : Antonin Atger
Genre : Jeunesse (Dystopie)
1 ère parution (FR) : 2018
Nombres de pages :544 (Pocket Jeunesse)








Je résume :

Entrez dans une société connectée en permanence à une réseau de partage d’émotions.  Où la technologie à si bien prit le pas sur notre vie que ne pas être branché à ‘interfeel’ est considérer comme inquiétant.
C’est dans cet réalité que va se rencontrer un jeune utilisateur d’interfeel et une sans-réseau. Ils vont tout deux faire la découverte de révélations inquiétantes, au point de faire vacillé toutes les certitudes qu’on les habitants de ce monde nouveau.  





Analyse & opinion :

Une intrigue qui m’a instantanément interpelée, pourtant j’ai trouvé ma lecture longue, heureusement la fin relève un peu le calme plat du reste de l’histoire… Une note de quinze pour moi.





Auteur & Plume :

Premier roman pour Antonin Atger, une réussite puisque celui-ci se transforme en premier tome de saga. Un jeune écrivain qui semble avoir de l’imagination et ça on aime !

Seul bémol : un livre jugé à partir de 12 ans, personnellement je ne le recommanderais pas avant 14 ans. Pas à cause du langage ou des sujets délicats mais une telle quantité de texte (plus de cinq cent pages rappelons-le !) en découragerais les trois quarts au moins. De plus, Antonin Atger parle de sujet qui pourrait ne pas les intéressés ou dont il ne comprendrait pas l’impact du message.


« Après ce moment étrange, curieusement, il se sentit plus léger, comme si ces quelques larmes lui avaient fait perdre plusieurs kilos. »







Histoire & Thèmes :

Interfeel met en valeur deux gros sujets :

Les émotions, comment les appréhender, les comprendre, les gérer, les apprivoisés au mieux… C’est, je pense, à cause de ce sujet que le texte est jugé « à partir de douze ans » chez PKJ. Car c’est pendant l’enfance, prés-adolescence qu’on aborde les émotions. L’auteur met en valeur les émotions négatifs comme positifs, et fait comprendre à ses lecteurs que nos émotions font parties de notre liberté.


Le second thème principal est, vous vous en serez doutez, les avancées technologiques. L’auteur laisse planner le doute, sont-elles vraiment bonnes ? Mauvaises ? Il n’y a pour le moment pas de réponse officielle, juste des préférences notables. On voit également à travers ce roman les effets qu’à la technologie sur des personnes qui ont grandi avec, pour lesquels c’est « naturel ». L’auteur aborde également l’additivité technologique, même si ce point aurait eu le mérite d’être un peu plus poussé à mon goût.

Des thèmes de fonds plus classiques sont utilisés, comme l’amitié avec toutes ses nuances. Et de la romance, qui finit en triangle amoureux ce qui m’a plutôt lassé, je l’avoue. 




"Je me sens très bien.
-Tu es sûr ? Avec ce qu'on a vécu...
-Je sais. C'est peut-être égoïste mais... je suis avec toi, je fais ce qui me plaît...Le monde peut bien s'écrouler, je n'ai pas peur."







Trame & intrigue :

Pour un roman jeunesse et surtout de la dystopie, c’est un roman très calme. Peu d’action, il faut attendre la deuxième partie pour que ça bouge un peu, voir même la troisième partie pour qu’on sente l’adrénaline enfin monter.

L’intrigue d’Interfeel est vraiment très intéressante, ça sort du lot. Sans parler de la phrase d’accroche « Et si le monde entier avait accès à vos émotions ? » qui pique instantanément la curiosité.
Pourtant, ce n’était pas l’histoire à laquelle je m’attendais lorsque j’ai découvert la quatrième de couverture. Interfeel est beaucoup plus accès sur la réflexion que son l’action. Les rebondissements sont présents, simplement pas aussi bien mis en valeur que ceux à quoi on s’attend. De plus, j’ai trouvé qu’on aborde beaucoup les problèmes de sociétés et de politique, ce qui est intéressant mais à petite dose. Là, l’action perd de sa vitesse car elle est noyée sous les réflexions des différents personnages.

Autre point négatif à soulever : Antonin Atger explique trop rapidement à mon goût ce fameux « réseau ». Il n’entre pas dans les détails alors que c’est un mystère important qu’aimerait comprendre les lecteurs. C’est une partie qui reste flou, bien sûr l’auteur explique les grandes lignes mais ce n’est pas suffisant…








Personnages :

Nathan, notre personnage principal est un ado lambda qui aime se réfugier dans des émotions anonymes lorsqu’une émotions négative le submerge. Il passe du temps avec une bande d’ami qu’il ne connait pas aussi bien qu’il le voudrait, puisqu’il sait d’eux seulement ce qu’ils laissent transparaitre sur interfeel.
Un personnage très travaillé, qui évolue au fil de l’histoire.


Les personnages secondaires eux reste très flous. Ils ont tous un caractère et une personnalité claires mais leurs histoires, leurs passés n’est pas assez développés, chose que j’espère ne pas revoir dans les prochains tomes.



« Interfeel, le réseau de partage des émotions, était devenu le sixième sens de l’humanité. »










 The End. :

Une fin qui a le mérite d’être surprenante, et qui donne envie de lire la suite. Cependant, l’auteur se repose bien trop sur cette fin qu’il sait ‘à la hauteur’ pour faire passer le reste de son histoire qui manque d’action.






Ses points faibles :

-Peu d’action, beaucoup de blabla
-Une lecture assez longue 
-Des personnages secondaires que l’auteur oubli vite…
-Pas assez de développement sur les termes techniques propres à cette dystopie
-Le triangle amoureux


Ses points forts :

-Une intrigue intéressante
-Une fin surprenante, qui donne envie de continuer la saga
-Un univers « jamais vu »
-Un personnage principal très travaillé





Cible :

Une lecture abordable dés quatorze ans. Il est préférable de prendre son temps afin d’assimiler toutes les informations (et que le lecteur ne soit pas gavé de renseignements).
Parfait pour les adolescents et jeunes adultes qui aimes la dystopie et le monde imaginaire.


Image de aesthetic, internet, and love




jeudi 25 juin 2020

Vox





Auteure : Christina Dalcher
Genre : Dystopie
1 ère parution (FR) : 2019
Nombres de pages : 432 (édition Nil)






Je résume :

Vox, un monde ou les femmes non justement plus le droit d’utiliser la leur. Leur droit à la parole se limite à présent à 100 ridicule mots toutes les 24 heures. Plus le droit de travailler, de détenir un compte bancaire ou de vivre seule.
Jean, docteure spécialisée en neurosciences va tenter ce pari, risqué mais inévitable, de renverser cette soumission imposée à la gente féminine.



« Vous n’imaginez même pas, mesdames. Vous ne vous rendez pas compte. On retourne lentement à la préhistoire les filles. Réfléchissez. Réfléchissez à ce qui vous arrivera, et à ce qui arrivera à vos filles, lorsque les lois nous feront remonter dans le temps. Réfléchissez aux expressions comme « autorisation du conjoint » ou « consentement paternel ». Réfléchissez au moment où vous vous réveillerez un beau matin, en constatant que vous n’avez plus voix au chapitre. »






Analyse & opinion :

Une dystopie qui m’a attirée par son intrigue presque féministe, mais qui m’a dans l’ensemble, assez déçu. Vox reste tout de même une bonne lecture, avec une note de quinze.




Auteure & Plume :

Une plume nette qui va droit au but. Cependant, Christina Dalcher use et abuse des flash-backs dans son texte, ce qui rend celui-ci plus long qui ne le devrait.  Vox est son tout premier roman, c’est une autrice qui a de l’ambition et du potentiel, j’espère donc qu’elle s’améliorera dans ses dérouler d’intrigues pour ces futurs textes.







Histoire & Thèmes :

Une histoire qui aborde sous ses airs de dystopie, la condition et les droits des femmes. Vox met en valeur tout le chemin que notre société a accomplie mais également ce qu’il nous reste à accomplir.

C’est donc tout naturellement qu’on retrouve des thèmes comme l’intégrité et surtout l’égalité (inexistante dans ce roman). Mais aussi et surtout le courage, la force de se battre malgré les difficultés engendrées et les personnes malveillantes.

Un livre qui aborde donc le statut de la femme, revenu dans l’ancien temps voir pire : la gente féminine se voit contrainte de porter un accessoire loin d’être fashion, un « compte-mots » qui fait défiler le quota quotidien de mots dont elles ont le droit de prononcer. Tel un collier électrique pour chien, passé les 100 mots c’est la fin de la journée pour elles, où l’électricité courra dans leur corps.

Un texte qui aborde la place de la femme, mais aussi l’homosexualité, qui n’a pas sa place dans cette société dirigée par un prêtre. La communauté LGBT se voit donc en même temps que les féministes récalcitrant(e)s, dirigés vers un camp. Camp dont l’autrice ne va parler, ce qui est bien dommage.






Trame & intrigue :

Une chose importante que je reproche à l’autrice, c’est de ne pas avoir expliqué (ou très peu) comment le monde à pu changer à ce point. Comment cette société, qui n’est d’ailleurs sûrement pas si éloigné de la nôtre chronologiquement parlant, s’est -elle fait embarquer dans un régime religieux aussi strict ? J’en profite pour glisser ça là, Vox renforce les préjugés négatives concernant les religions -en tout cas en France- ce qui est, ont va pas ce le cacher, pas top top !

Un roman qui manque d’action, beaucoup trop de blabla pour une dystopie, sans compter les longueurs et les flash-backs qui perdent littéralement les lecteurs.






Personnages :

Des personnages pas attachants que personnellement je n’ai pas apprécié. Trop clichés, trop prévisible : impossible de m’investir émotionnellement parlant alors que pourtant le statut de la femme est l’un de mes combats prioritaires.
La seule chose que ce bouquin est pu me faire ressentir c’est de la haine pour les personnages masculins et de la lassitude face aux longueurs de l’auteure.



« On ne nait pas monstre. On le devient, morceau par morceau, membre par membre, création artificielle d’hommes fous qui, à l’image du malavisé Frankenstein, pensent toujours tout savoir mieux que les autres. »







 The End. :

Là encore, je suis finalement frustré par le déroulement. Une fin que je trouve très expéditif, tout comme le début du roman. Je suis resté sur ma faim, rêvant d’avoir le temps d’écrire une fanfiction pour donner tout son potentiel à cette intrigue prometteuse et pourtant gâchée.  






Ses points faibles :

-Fin expéditif
-Manque de suspenses et d’actions
-Personnages moyens, pas attachants
-Une 4e de couverture qui nous survend l’histoire
-Trop peu d’information sur la survenue de ce monde


Ses points forts :

-L’intrigue, même si elle est mal exploitée
-Une dystopie qui fait réfléchir (et surtout qui révolte !)





Cible :

Ne vous laissez pas intimider par ma déception, car beaucoup de lecteur ont trouvé leur compte dans ce livre. Je le recommande donc plutôt pour les lecteurs qui ne flanches pas sous des pavés de réflexions ou de descriptions.
Sachez juste que seule la quatrième de couverture (et donc pas le texte de Vox) ressemble au livre La servante écarlate, et que cette même 4e de couverture ne montre que les très bons côtés du livre.
Faite vous votre propre idée et n’hésitez pas à me la partager. :)


Image de coven, pretty, and american horror story


lundi 22 avril 2019

Et ils meurent tous les deux à la fin


Couverture du livre : Et ils meurent tous les deux à la fin



Auteur : Adam Silvera
Genre : Young-Adult (Romance/Drame/Dystopie)  
1 ère parution (FR): 2018
Nombres de pages : 414 (édition France Loisir)







Je résume :

« Nous sommes au regret de vous informer que vous allez être frappé par une mort prématurée dans les prochaines vingt-quatre heures. Toute l’équipe de Death-Cast est sincèrement désolée de vous perdre. Vivez pleinement cette journée, ok ? »

Que feriez vous si vous receviez ce genre d’appel téléphonique ? Si un employé vous annonçait que vous alliez mourir, sans pour autant pouvoir échapper à cette mort certaine ? Et bien c’est l’appel qu’on reçu deux adolescents, pas même majeurs, en cette journée du 5 septembre, leur dernière journée.
Ils ne se connaissent pas, mais ne veulent pas vivre ces dernières heures seuls, ils ont besoin d’un Dernier Ami, afin de vivre tout une vie en une énième journée.




« Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas toquer à la porte de la Mort pour le supplier, ou faire un marché, un bras de fer ou un duel de regard avec elle pour pouvoir continuer à vivre ? Je serais même prêt à me battre pour avoir le droit de choisir la façon dont je vais mourir. »




Analyse & opinion :

Un livre que j’avais vue passer sur une chaîne Booktude (je ne sais plus exactement laquelle…) et qui m’avait pas mal tenté. Une bonne lecture, et un auteur à suivre ! Une note de seize pour moi.



Auteur & Plume :

Un auteur que je suis ravie d’avoir découvert et que je compte effectivement suivre : sa façon de penser et sa sensibilité me plait énormément.
Il a une plume fluide, qui se lit rapidement, parfaitement adaptée aux adolescents.
C’est un livre au chapitre court, en quatre parties qui viennent structurer le roman.




Histoire & Thèmes :


Beaucoup de message fort sont passés dans ce roman :

D’abord celui de vivre vraiment, pas seulement se contenté de survivre jusqu’au « bout », mais exister et n’avoir aucun regret. Dans sa démarche de créer un monde où une société est dans la possibilité de prendre connaissance de leur mort, il nous prouve que ce n’est pas cela l’important, mais bien de vivre pleinement.  Il s’appuie d’ailleurs grandement sur le personnage de Rufus pour nous le prouver (et celui de Mathéo pour nous démontrer l’effet que cela fait d’être rongé par les regrets).
L’auteur dit d’ailleurs quelque chose de très beau dans ses remerciements aux lecteurs : « Je pense sincèrement qu’on devrait commencer à vivre sa vie le plus tôt possible et du mieux possible, car à la différence des personnages de ce livre, je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre dans cet univers. Et vous non plus. Alors n’attendez pas trop longtemps pour devenir la personne que vous voulez être ; le temps file. »
Une personne bienveillante et touchant, tout comme son roman.

La bonté et la bienveillance ont une place toute particulière dans ce livre. Aidé par le personnage de Mathéo, mais aussi et surtout dans sa manière d’être en tant qu’auteur, grâce à sa plume.

Adam parle également des avancés technologie, de leurs répercussions sur la planète et sur la société. Comme celle des applications de rencontre : ses mauvais côtés mais aussi ses bons.

Et enfin, nous avons également des thèmes un peu plus basiques comme l’amitié, la confiance, l’amour ainsi que l’homosexualité. Le reste, c’est à vous de le découvrir. :)



« J’ai passé des années à ne rien faire pour avoir une vie plus longue, et regardez où ça m’a mené. Je suis sur la ligne d’arrivée, mais je n’ai jamais été dans la course. »




Personnages :

C’est un roman à plusieurs voix, dont deux principales. Deux personnages masculins qui se différencies autant qu’ils se complètent. A la manière d’un ange et un démon poser sur l’épaule du lecteur, leurs POV se croisent tout le long du roman.

D’un côté nous avons Mathéo, un personnage calme, toujours sur la réserve qui est dévoré par les regrets, qui n’a jamais osé faire ce dont il a envie à cause de sa timidité et du regard des autres sûrement trop important à ses yeux. Aux portes de sa mort, il regrette de ne pas avoir plus vécu, d’avoir été aussi solitaire…

Et parallèlement il y a Rufus, jamais seul, il sort souvent accompagné de son groupe, il n’hésite pas à se bagarrer pour une cause qui lui importante. Impulsif, il regret parfois ces entrains soudain, il à beaucoup trop changé ces derniers temps, il a parfois du mal à se reconnaître…

Deux personnages principaux pour lesquels on peut d’abord avoir des avis assez négatifs, en les catégorisant dans certaines cases avant de se rendre compte qu’ils sont tellement plus que cela. Qu’ils ont tous les deux bons fonds et des destins tragiques.


Les personnages secondaires rythmes également les points de vue, dispersés dans le livre, on perçoit également brièvement le quotidien de l’autre côté du téléphone : les Hérauts qui passent des coups de fils pour annoncer des morts imminentes.


Image de boys, simon spier, and bram greenfeld


 The End. :

C’est mon seul point négatif, une fin dont on s’attend tout du long, sans vraiment garder espoir sinon cela n’a pas de sens. Et pourtant la fin résonne pour moi comme un soufflé qui retombe. Je n’ose en dire plus afin de ne pas vous spoiler, mais j’ai trouvé qu’Adam termine son roman de manière assez ridicule, presque peu crédible.






Ses points faibles :

-La fin du livre qui pour moi est finalement assez ridicule.  



Ses points forts :

-La bienveillance de l’auteur.
-L’intrigue original
-Les messages que fait passer ce roman.



Cible :

Destiné particulièrement aux jeunes, c’est un livre qui est bon de lire dès l’âge de 14/15 ans. Un roman écrit par un auteur avenant qui, mine de rien laisse des conseils et soulève des questions nécessaires pour évoluer et s’ouvrir à la vie.
Une belle découverte que je recommande aussi aux lectures qui ont encore peur de la vie (et donc de la mort) ainsi que le regard des gens : vous allez vous sentir libéré je vous assure.

Image de bed, family, and hug



vendredi 29 mars 2019

Delirium

Couverture du livre : Delirium, Tome 1 : Delirium



Auteur : Lauren Olivier
Genre : Young-Adult (Dystopie/Romance)
1 ère parution (FR): 2011
Nombres de pages : 452 (édition le Livre de Poche) 




Je résume :

Bienvenu dans un monde où l’amour, et les sentiments en règle générale sont interdit. Considéré même, comme une maladie. Les citoyens sont donc confrontés à une opération du cerveau, le protocole, lors de leurs dix-huit ans, qu’ils attendent d’ailleurs avec impatience.
Vous allez suivre une jeune fille de dix-sept ans, à quelques mois de son opération. Lors de son interrogatoire, en vu de suivre se fameux protocole, elle fait une rencontre qui va bouleverser sa vie, sa façon de penser et son avenir.


« Je t’aime. Souviens toi. Ils ne peuvent pas nous enlever ça. »




Analyse & opinion :

J’arrive après la guerre, une fois n’est pas coutume, j’ai attendue que la saga cesse de faire du bruit avant de me lancer. Une lecture plaisante mais loin d’être surprenante et rebondissante : une note de quinze.






Auteur & Plume :

Une plume très descriptive (trop à mon goût mais ce désagrément est à titre personnel), avec des chapitres beaucoup trop longs. En dehors de cela, c’est agréable de lire cet auteur.



Histoire & Thèmes :

On est face à un monde dont on ne connait pas vraiment la période, on sait seulement que l’histoire se déroule bien après nous. Ce que j’ai trouvé particulièrement plaisant est l’évocation d’œuvres et de classiques, de romans comme de poésies. C’est un certain plus, surtout dans un roman « destiné » à la jeunesse.

Le lecteur suit un amour interdit, dans un style Roméo et Juliette 2.0 si j’ose dire. Un premier amour dans un monde où l’amour est une maladie, pire que cela, un sentiment interdit. Qu’il soit conjugal où familial. En effet, dans cette dystopie on tombe dans un monde presque de robots sans émotions



Image de love, beautiful, and quotes




Trame & intrigue :

Je m’attendais à un livre remplit d’action, or c’est un récit qui est plus tourné vers la description (comme je l’ai énoncé plus haut), j’ai trouvé cela un peu dommage pour le coup…

Néanmoins l’intrigue reste dans le domaine du génie, on a du mal à imaginer un monde pareil et pourtant... On ne peut pas prévoir l’avenir, n’est-ce pas ? Une société réglementée, surveillée et cela ne dérange personne ! Enfin, ça c’est ce que l’on peut penser lors des premières pages.




Personnages :

Le personnage principal féminin à été pour ma part très difficile à suivre durant le début de l’histoire. Agaçante au plus au point, Lena ne connaissait rien à la vie, souhaitait seulement la normalité et ce à tout prix, pensant que cela la rendrait heureuse alors qu’elle se rend compte de l’exemple contraire : sa tante Carole. Elle pense même que c’est un syndrome (l’amour) qui a atteint sa famille puisque sa mère et sa sœur -Rachel- ont été touchées. Si l’une a était soignée, ce n’est pas la même chose pour l’autre…

Mais le personnage de Lena évolue, dès lors qu’elle découvre la vraie vie, qu’elle a d’ailleurs effleurée avec sa mère, mais les souvenirs étaient trop flous. Le déclic apparaît également lorsqu’elle se rend compte que la société dans laquelle elle vie lui ment -à elle mais également aux autres citoyens.

Le personne secondaire de Gracie est également très intéressant. Pas très exploité, j’espère qu’elle aura plus de place dans les prochains tomes.


« Tant de choses deviennent belles quand on sait les regarder »





 The End. :

Un livre dont les cent dernières pages étaient, pour ma part, courus d’avance. Cependant c’est une fin qui a le pouvoir de tenir ses lecteurs en haleine à défaut de les surprendre.




Ses points faibles :

-Une plume trop descriptive
-Des chapitres beaucoup trop longs
-Trop peu d’actions à mon goût



Ses points forts :

-L’intrigue très intéressante
-L’évolution du personnage principale féminin




Cible :

Un livre destiné à la « jeunesse » mais qui peut très bien intéresser un public Young Adulte et les fans de dystopie. C’est également un bon livre pour commencer à lire des dystopies.


Image de gif, nature, and photography

Wranglestone

    Auteur  : Darren Charlton Genre  : Young-Adult (romance LGBT/ dystopie) 1 ère parution (FR) : 2022 Nombres de pages  : 331     ...