Affichage des articles dont le libellé est Jeunesse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jeunesse. Afficher tous les articles

samedi 21 novembre 2020

Des bleus au cartable



Auteure : Muriel Zürcher
Genre : Jeunesse (Harcèlement scolaire)
1 ère parution : 2020
Nombres de pages : 167 pages

 

 



 

Je résume :

 

Lana est une petite fille comme tant d’autres, sa seule différence ? Sa maman manque quelque peu de moyen financier, c’est vrai, mais est-ce une raison d’être discriminée de la sorte ? D’être une victime face à une classe entière ?

 

 

« J’ai tellement de rancœur en moi. Je leur en veux, à tous ! À Ralph, évidemment, mais aussi aux autres pour avoir rigoler sans rien dire. J’en veux aux profs d’avoir rien vu. Et la personne en qui j’en veux le plus, c’est moi. Si j’avais été capable de me défendre dès le jour de la rentrée, rien de tout ça ne serait arrivé. »

 

 

 

Analyse & opinion :

 

Un sujet qui me tient à cœur et qui est important de partager : le harcèlement scolaire. Je ne pouvais donc pas passer à côté de ce petit roman jeunesse. Une très bonne lecture pédagogique, une note de dix-sept.

 



Auteure & Plume :

 

Muriel Zurcher est une auteure spécialisée dans la jeunesse, c’est donc avec beaucoup de bienveillance qu’elle aborde un sujet rude. Un livre accessible à tous : il est court, l’écriture est fluide et l’histoire va droite au but. Parfait pour les jeunes lecteurs, même les plus réticents à la lecture.

 

 

Le harcèlement scolaire commence à se faire connaître, ça a malheureusement toujours existé, mais il est temps de réagir. C’est là qu’intervient les romans comme Des bleus au cartable, qui permet d’ouvrir un dialogue, mais aussi de prévenir. Et pour les élèves qui ont subi ce type d’agissement, un moyen de panser leurs blessures, de leurs monter qu’ils ne sont pas seuls et que l’injustice peut vraiment partir de rien… Un petit conseil que je ne peux pas garder pour moi : à la fin de la lecture, débriefer avec votre enfant. Ouvrez le dialogue, dites-vous bien que la plus grande majorité des victimes ne feront jamais le premier pas.

 


 

 

Histoire & Thèmes :

 

Tout part d’un besoin de popularité, une chose si futile qui pourtant, paraît primordial pour les collégien(e)s. C’est la rentrée, la sixième ce n’est pas rien, c’est « la cour des grands » paraît-il. Il faut donc se faire accepter, rentrer dans les rangs, et au mieux, être apprécié.

 

On parlera alors ici d’amitié, de différences, d’acceptation, de résilience.


 

 

Personnages :

 

Les personnages sont attachants, pas seulement notre personnage principal, Lana, les secondaires le sont aussi. Trois personnages se démarquent :

 

Lana, la petite filles victime du harcèlement. Une envie irrésistible de la protéger, de lui ouvrir les yeux et de lui donner votre courage pour qu’elle s’en sorte vous déménagera, je ne le vous cache pas.

 

Zélie, une fille de sa classe qui ne rit pas aux méchancetés faites à Lana, mais qui n’intervient pas non plus.  Elle pense dans un premier temps que tout ça ne la regarde pas. Que c’est Lana qui doit prendre les choses en mains. Elle ne veut pas risquer d’être la « balance » de la classe…

 

Et enfin, Ralph, l’enfant (ou plutôt pré-ado) qui harcèle notre personnage principal. Quel sont ses raisons ? Les connaitre ne les rendra pas plus légitimes mais, c’est important pour découvrir la vie de cette brute. Son raisonnement mais aussi, son histoire.

 

Ces trois jeunes gens font partient de la même classe, c’est leur rentrée en sixième. C’est le début de la course à la popularité et à « l’amitié ». Ralph veut se distinguer des autres, et avoir l’air cool. Il fera donc de Lana, et ce, dès le premier jour, son « bouc émissaire », sa victime. Au fil des pages, le lecteur découvre la raison de ses agissements.

 

À travers cet ouvrage, on découvre l’histoire de trois points de vus différents : celui du harcelé, du harceleur et du voyeur. Une trame bien pensée pour se mettre à la place de chacun et donc mettre un terme au harcèlement scolaire dans nos écoles. 

 

 

 

Ses points faibles :

-Une lecture pas assez mixte : sera surement plus adaptée pour les filles que pour les garçons.

 

 

Ses points forts :

-Trois points de vus différents
-Des personnages attachants
-Une lecture courte et pédagogique
-Le harcèlement scolaire y est très bien traité

 

 


Cible :

 

Une lecture que je pourrais conseiller à partir de onze ans. Dès la sixième voir fin cm2 si l’enfant à un bon niveau de lecture.




dimanche 13 septembre 2020

Mystères à Minuit



Auteure : Camille Brissot
Genre : Jeunesse (Fantastique/ enquête)  
1 ère parution : 2020
Nombres de pages : 224

 


 

Je résume :

 

Victor est un chasseur de mystères et il fait équipe ni plus ni moins avec un fantôme !
Une aventure toute aussi amusante que frissonnante, abordable dès neuf ans.

 



Analyse & opinion :

 

La nouvelle collection OZ est un parfait entre deux : adapté pour la sortie de l’enfance et juste avant la préadolescence. Dans cette collection, c’est Mystères à minuit qui a le plus attiré mon œil : une note de dix-sept !

 

 


Auteure & Plume :

 

Une auteure qui sait où elle va, l’intrigue est rondement ficelée et change un peu des romans jeunesses aux trames habituelles. Il est surtout unisexe ! Pas de foot, de danse, où autre thème pour « genré » cette œuvre. Et c’est parfait, parce que ce roman s’aura s’adresser autant aux jeunes hommes qu’aux jeunes filles.

 

 

 

Histoire & Thèmes :

 

Un premier tome qui met en lumière une ville un peu spécial, la ville appelée « Minuit » est effectivement connue pour être la ville aux revenants, où il y a plus de fantôme que de vivant qui y vive. Parfaite pour une destination de vacance pour les plus téméraire, surtout en période d’Halloween. Et qu’en est-il des habitants qui y vivent à l’année ? 

 

Avec beaucoup d’humour, c’est un livre qui aborde le sujet des fantômes. Je vous vois déjà rechigner à présenter ce roman à vos enfants, déjà qu’ils ont une peur bleue de l’armoire au bout de leurs lits… Mais justement ! Ce livre est une manière de dédramatiser leurs peurs, seul pour les plus audacieux, ou accompagné (ne serait-ce que pour les premiers chapitres) pour les enfants un peu moins confiants. Et vous verrez que vous rirez autant que votre tête d’ange.

 

On y aborde aussi la différence, puisque le personnage principal, Victor, a fait de sa différence (le don de voir les morts) son business. Ce n’est pas toujours très bien accueilli dans la cour de récréation, il a donc appris à être méfiant…

 

Une petite enquête habituelle va prendre un tournant différent, une véritable disparition, d’un être encore vivant cette fois ! L’auteure vous fait facilement embarquer dans les différentes étapes de son intrigue, et la lecture est très fluide grâce aux chapitres courts.

 

 

 

Personnages :

 

Victor est notre personnage principal, arrivé il y a peu dans la ville de minuit, il a du mal à faire sa place dans la ville qu’à choisit ses parents. D’ailleurs ses parents ne sont pas très présents dans sa vie… C’est bien simple, il parle plus souvent aux fantômes qui hantes la ville qu’aux êtres vivants qui peuple celle-ci. On sait peu de chose de sa vie personnel, seulement que sa mère est hospitalisée et qu’il s’occupe en proposant ses services d’enquêteur un peu hors du commun dans toute la ville.

 

Il est accompagné de Baltazar, son meilleur ami, qui à douze ans depuis très exactement 668 ans ! Un fantôme mais aussi son acolyte d’enquête, au langage qui fera mourir de rire plus d’un enfant.

 

Et il y a aussi Tamara, qu’y a été obligée de suivre sa mère lors de SA décision de changer de ville. Cette jeune fille est pour ainsi dire pas très enchantée de ce déménagement et surtout d’être « la nouvelle ». En apprenant que Victor est également arrivé récemment, elle commence à se rapprocher de lui, surtout lorsqu’elle découvre son don atypique…

 

Des passés flous, peu abordés même, qui je pense seront plus éclairés lors du prochain tome.

 

 

 


 

Ses points faibles :

-La couverture que j’aime moyen…
-La vie personnelle des personnages est peu abordée

 

 

Ses points forts :

-Beaucoup d’humour
-Une enquête intéressante
-Des personnages attachants


 

 

Cible :

 

Pour les enfants dès neuf ans, qui aiment le mystérieux et l’étrange. Tout en ayant du contenu amusant dans un format peu onéreux (moins de dix euros le grand format.)

PS : Parfait pour Halloween :D

 Image de gif, gosh, and Halloween

lundi 30 décembre 2019

Un détective très très très spécial


Couverture Un détective très très très spécial



Auteur : Romain Puertolas
Genre : Jeunesse (tranche de vie/ enquête)
1 ère parution (FR) : 2017
Nombres de pages : 144





Quatrième de couverture :

« J’ai un chromosome de trop, comme cette pièce de trop qu’il nous reste dans les mains quand on a monté une armoire Ikea et dont on ne sait que faire. Moi, j’ai trouvé quoi en faire… »





Analyse & opinion :

Un résumé intriguant, qui m’a donné envie de lire l’histoire de ce personnage peu ordinaire. Pourtant, je suis ressortie de ma lecture assez… dubitatif. Une note de quatorze pour ce livre.







Auteur & Plume :

Un auteur spécialisé dans les romans jeunesses, c’est indéniable. On voit qu’il sait ce qui va faire rire son public, et en abuse même. Il utilise des phrases toutes faites que l’on peut d’ailleurs voir traîner sur le net, ce qui peut vite devenir lassant pour un public plus mature.

Romain Puertolas propose également une montagne de références (artistes, inventeurs ect) et d’informations souvent inutiles mais là encore, amusantes. Même si un public adulte va avoir l’impression de se noyer d’information tant il y en a, c’est tout à fait adapté pour un public plus jeune. Car un enfant prend le temps d’apprécier un livre et le relis même quelques fois. Ce ne sont donc pas des informations insignifiantes  qui tomberont dans l’oreille d’un sourd.







Histoire & Thèmes :

Dans un premier temps, le lecteur à vraiment l’impression de rentrer dans une lecture tranche de vie, une vie de monsieur tout le monde à la seule différence que le personnage principal est handicapé. Mais plus on avance dans le livre plus l’histoire prend des tournants différents. Des changements brutaux même, qui amène à une terminaison qui m’a déplu mais qu’on abordera plus tard.

Un thème essentiel à ce roman jeunesse est la différence, la maladie et les rapports humains face à celle-ci. Le personnage principal rencontre plusieurs approchent face à sa maladie, plusieurs regards qu’il va partager avec ses lecteurs et dont on comprend très vite que ça l’affecte bien plus qu’il ne le laisse paraître.  

L’histoire contemporaine prend également une allure d’enquête vers la moitié du livre (assez tard donc) dévoilant des techniques qu’un public jeunesse sera ravis de connaître !





Trame & intrigue :

Une histoire qui a une bonne cadence, malgré les nombreux moments de réflexions de Gaspard, le personnage central. Aventure et rebondissement sont au rendez-vous afin de tenir les lecteurs attentifs.







Personnages :


Gaspard est un personnage principal atypique, autant dans sa façon de penser que physiquement. Un profil qu’on voit rarement dans les livres jeunesses, puisqu’on suit un adulte d’une trentaine d’années trisomique. Pourtant, il a cette curiosité enfantine et inépuisable que cela fait un personnage très intéressant.  C’est un personnage attachant à l’imagination débordante qui permettra aux enfants de prendre conscience de la différence mais aussi ce qu’est la discrimination et ce, en douceur.











 The End. :

Une fin brutale, que l’on voit serte venir lorsqu’on est bon lecteur, mais surtout qui gâche tout le roman. L’auteur prend le temps de nous montrer à quel point une personne trisomique peut-être une personne comme monsieur et madame tout le monde, pour finalement éclater tout ce bon sens avec une vérité qui sort un peu de nulle part. Je trouve ça limite méchant, d’avoir remis à sa place le personnage principal et le jeune lecteur, car je rappel que ce sont les enfants le public visé ici, et pourtant l’auteur est loin de les ménager…  






Ses points faibles :

-La fin
-Difficile de le conseiller et de trouver un public ciblé
-La couverture, qui est le coupable d’autant de jaune poussin ?!



Ses points forts :

-Un humour qui plaira au jeune public
-Beaucoup d’anecdotes et d’aventures qui rythme l’histoire
-Un personnage principal original qui amène des réflexions qui sort du lot
-Beaucoup d’informations variés livré au fil des pages
-Un livre qui se lit rapidement





Cible :

C’est un roman jeunesse qui a beaucoup de bonnes choses à proposer : l’humour enfantin et des réflexions peu ordinaires mais aussi un tas d’informations complètements loufoques et inutiles qui peuvent les intéresser.
Seulement, je vais être honnête avec vous, je n’ai encore jamais réussi à le proposer en tant que libraire. J’ai beaucoup de mal à me dire qu’avec une fin pareille, des enfants vont l’aimer et ne pas se poser plus de question que ça alors que l’auteur détruit les idéaux qu’il a nourri durant tout le roman.

 Image de cute, boy, and kids



jeudi 3 octobre 2019

Nos vies en mille morceaux





Auteure : Hayley Long
Genre : Jeunesse (drame)
1 ère parution (FR) : 2018
Nombres de pages : 325





Je résume :

Un accident de voiture vient bouleverser l’été d’une petite famille de « globe-trotteur » comme leur entourage les surnommes. Orphelins. Voilà comment ils se réveillent. Déphasé, le petit dernier n’a plus goût à rien et trouve refuge tour à tour chez une amie puis la cousine de sa mère. L’ainé lui, essaye tant bien que mal de lui montrer son soutient, et ne le quitte plus. Vont-ils enfin réussir à faire leur deuil et tourner la page sur ce drame ?






Analyse & opinion :

Une œuvre que j’ai vue passer sur la chaîne d’Audrey, Le souffle des mots, qui à piqué ma curiosité mais qui n’a pas sut m’emporter. Une note de quatorze pour ce one-shot.





Auteure & Plume :

Une plume adaptée aux adolescent (voir pré-ado), avec des sujets qui intéressent également sans mal ce publique, mais une intrigue qui colle mal. C’est une histoire qui se conseil difficilement car il y a peu d’action, le sujet de l’histoire est délicat et pas très joyeux, malgré les touches d’humour que tente l’autrice… De plus le suspense qui repose sur Dylan est grillé dès le résumé (en tout cas pour ma part), lorsqu’on à l’habitude de lire. C’est pourquoi c’est un ouvrage difficile à proposer, les lecteurs susceptibles d’aimer pleinement cette lecture sont plutôt restreint.

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans le style de l’auteure, c’est sa façon de gérer l’espace de ses pages blanches.  Souvent, le texte prend l’espace qu’il pourrait avoir dans la tête des lecteurs, ce qui rend la lecture fluide.






Histoire & Thèmes :

Des sujets assez lourds et dramatiques sont abordés. Le deuil est le thème principal de cette histoire. C’est donc un roman assez triste, mais qui ne m’a pour autant pas touché. J’ai eu du mal à être réceptif à leurs douleurs. Dans ma tête c’était vraiment des moments qui sonnaient faux, peut-être parce que moi je ne vie pas le deuil de cette manière. Et c’est vrai, chaque personne vie le deuil (et l’amour) de manière différente. Avec ce thème, suis celui de la reconstruction. Le lecteur va donc suivre la vie de ces deux frères pendant un an, prenant conscience de leurs évolutions respectives.

Le second thème majeur est celui de la famille, plus précisément la fraternité. Deux frères qui n’étaient jusqu’alors pas si proche que ça, qui aimaient simplement se chamailler de temps en temps mais qui savaient qu’ils pouvaient compter l’un sur l’autre. Face à ce drame, le plus vieux, âgé alors de quinze ans va aider son frère, de deux ans son cadet. Mettant donc sa propre existence sur pause.

Le roman aborde également l’amitié, le premier amour et enfin la musique. Effectivement, la musique revient à presque tous les chapitres. Ne dit-on pas que cette dernière adoucis les mœurs ? En tout cas, ça marche dans cet œuvre. Elle fonctionne aussi bien pour se remémorer des souvenirs que pour laisser son esprit vagabonder et stopper la souffrance pendant quelques temps. Des artistes sont cités tout le long de l’histoire, j’ai trouvé cette partie sympa et c’est l’occasion pour découvrir ou redécouvrir des groupes ou des artistes qui sortent de notre zone de confort.




« Je venais juste de comprendre quelque chose. Que la musique n’est pas juste de la musique, c’est aussi de la magie. Qui peut conjurer des émotions qu’on ignorait jusqu’à l’existence, et faire naître à la vie des sentiments que l’on pensait éteint à jamais. Un peu comme un voyage dans le temps. »






Personnages :

J’ai eu du mal à accrocher à Nos vies en mille morceaux notamment à cause des personnages. Premièrement à cause de Dylan et de son secret qui n’est pas assez masqué de la part de l’auteure.  J’ai trouvé cela dommage qu’Hayley long dissimule si peut cette partie de l’intrigue. C’est comme si elle souhaitait que ses lecteurs soient tout de suite dans la confidence ce qui est illogique puisque le roman perd pas mal de son intérêt.

En ce qui concerne le second personnage principal, Griff, âgé d’à peine treize ans et laissé sans repère, il ne trouve plus de « chez soi ». Lui qui à l’habitude d’avoir été trimballé de pays en pays et qui a toujours sût s’adapter, il se sent démunie sans ses parents. Le choc est tel qu’il va mettre des mois et des mois à accepter cette situation et ce statut d’orphelin avant d’enfin en parler.

Le reste des personnages secondaires étaient souvent similaires, l’autrice ne s’est pas trop foulée en ce qui les concernent. Mais ce sont des personnages agréables et qui reste, dans l’ensemble, cohérent.




« Cela peut être difficile de pleurer. Parfois, c’est plus dur de pleurer pour soi que pour les autres. »






Ses points faibles :
-Le secret de Dylan qui est percé à jour dès le résumé
-Peu d’action
-Des personnages qui m’ont laissé indifférente



Ses points forts :
-Le sujet de la musique qui est bien travaillé





Cible :

Comme je l’ai expliqué plus haut, c’est assez difficile de conseiller ce type de livre. C’est un roman que l’on peut lire dès quatorze voir treize ans, pour les jeunes lecteurs donc. Ce n’est pas un roman que je recommande pour les lecteurs qui lisent énormément car la trame et percé à jour rapidement, c’est donc risquer de s’ennuyer pendant sa lecture.
C’est un ouvrage qui aborde le deuil, donc pas forcément à mettre entre toutes les mains car ce n’est clairement pas un livre très joyeux. C’est plutôt un ouvrage destiné à de jeunes lecteurs qui connaissent le deuil ou qui ont décidés par eux-mêmes de lire cet ouvrage.

Image de alone, dark, and tumblr 



jeudi 12 septembre 2019

Wonder


Couverture Wonder



Auteure : R.J Palacio
Genre : Jeunesse (différences/ acceptation de soi)
1 ère parution (FR) : 2012
Nombres de pages : 502 (édition Pocket Jeunesse)





Je résume :

August est un enfant de dix ans, né avec une malformation faciale qui l’a entrainée dans de multiples opérations chirurgicales. Malgré cela, il a réussi à déjouer les pronostics négatives que les médecins lui avaient programmé : il a survécu. Pourtant, il a toujours honte de son visage, car il ne sera jamais « comme les autres ».
C’est la fin de l’été et August va rentrer au collège. Il n’a encore jamais été scolarisé et est beaucoup préoccupé par le regard de ses futurs camarades…
Va-t-il se faire accepter malgré sa différence et ses complexes ?




« Haloween, c’est ma fête préférée. Plus même que Noël. Je me déguise. Je porte un masque. Je me promène partout comme tous les autres enfants, et personne ne me trouve bizarre. Personne ne me dévisage. Personne ne me remarque. Personne ne sait qui je suis.
J’aimerais bien que ce soit tous les jours Halloween. On porterait tous des masques. Comme ça, on pourrait prendre le temps d’apprendre à se connaître avant de se dévoiler nos visages. »





Analyse & opinion :

Wonder est le genre de roman coup de cœur pour pas mal de lecteurs et j’étais partagé entre l’envie de le lire immédiatement après mon achat et le fait d’avoir peur de ne pas aimer. Je me suis pourtant lancé, tête baissée dedans et je ne l’ai pas lâché ! Un véritable coup de cœur, plus encore, une tournade émotionnelle qui m’a bouleversé et fait réfléchir : une note de dix-neuf pour ce chef-d’œuvre.








Auteure & Plume :

Wonder est le seul titre de cette autrice, bien qu’il y est une suite et un roman graphique, je suis surprise qu’elle n’est pas eu envie d’écrire d’autres œuvres. Premier livre, qui s’est directement transformé en Best-Seller, quel talent !

Je vous avoue qu’habituellement, je n’accroche jamais aux livres jugés « Best Seller ». Je ressors de mes lectures déçue et ne comprend pas pourquoi ces œuvres font autant de bruit. Mais là… Là c’est un succès bien mérité !

R.J Palacio possède une plume simple et fluide qui pourtant vous accroche le cœur. Wonder est un roman bouleversant (et je pèse mes mots) qui réussit à faire rire, pleurer et gagner en sagesse ses lecteurs.






Histoire & Thèmes :

Un roman jeunesse (qui s’adresse aussi bien aux adultes !) avec de multiples thématiques très fortes :

Bien sûr, l’auteure aborde avant tout la différence. Ce roman incarne complétement l’acceptation de soi et d’autrui. R.J Palacio guide ses lecteurs à la bienveillance, autant envers sa propre-personne qu’envers autrui.

L’autrice aborde également la maladie et l’univers de l’hôpital et des opérations que l’on y subit, ce qui peut souvent être effrayant. Même si ici le personnage principal n’est pas atteint de maladie grave, on comprend tout de même que les médecins n’était pas certain qu’il s’en sorte. Ce qui relit le thème secondaire au thème principal : l’acceptation d’autrui. Car en mettant en lumière le passé d’August, elle fait passer le message qu’il ne faut jamais juger les gens, car on ne sait pas par quoi ils sont passés. August revient de loin, pourtant il doit encore essuyé des méchancetés volontaire ou non.

En sommes, c’est un roman qui met en avant ce que le regard des autres peuvent faire ressentir. Notre société aime jugée, l’apparence est importante pour beaucoup d’entre nous et à travers son texte, l’Autrice désire faire changer les mentalités.

D’autres sujets sont abordés comme le deuil, l’amitié, la famille, mais aussi la violence, la rivalité, popularité et enfin le harcèlement. C’est donc un roman complet qui peut aussi bien toucher les enfants, les adolescents ou les adultes.



« Maman est-ce que ce sera toujours comme ça ? Est-ce que je vais devoir me méfier des bandes d’idiots toute ma vie ? Quand je serai grand, ce sera toujours pareil ? »






  

Trame & intrigue :

On découvre August avant le grand évènement qui va bouleverser son enfance : la rentrée au collège. On apprend très vite pourquoi il est si réticent à aller en cours et quel a été son enfance jusqu’à présent.

Wonder est rythmé par les différents POV, et de multiples rebondissements. Bien sûr, ne vous attendez pas à une œuvre qui mise sur le suspense, de ce côté-là c’est plutôt calme. Mais il retiendra tout de même votre attention et vous poussera à enchaîner les pages.








Personnages :

C’est un roman à plusieurs voix : On commence par le point de vu du personnage principal pour ensuite comprendre le point de vu de ses proches. De cette manière, les lecteurs sont amenés à rejuger les personnages qu’August nous a présentés car l’histoire à toujours deux vérités. Et on découvre que la plus par des personnages mettent leurs propres problèmes de côtés car il relativise face à ce qu’a enduré (et ce qu’endure) August.

Le personnage principal est quant à lui très mature pour son âge face aux conséquences de son handicap. Même s’il se fait constamment juger, lui ne reproche jamais aux inconnus leurs réactions. Tout en étant attendrissent et très affectif avec ses proches, il ne manque pas d’humour et d’autodérision. On comprend très vite qu’il a raison en disant que c’est un petit garçon comme les autres, sa seule différence est sa bonté d’âme. Cet enfant à le cœur sur la main et réussi un tour de force en changeant l’attitude des gens qui sont confrontés à lui, petit à petit.

Le seul petit bémol à mes yeux c’est qu’il n’existe pas de point de vu des parents d’August. On peut seulement se rendre compte de leur quotidien et de leur appréhension à travers les yeux d’August et de Via.




Résultat de recherche d'images pour "movie wonder gif"








 The End. :

Une fin que j’ai trouvée quelque peu niaise mais, qui a pourtant sa place dans un roman tel que Wonder. Là encore il ne faut pas s’attendre à une fin surprenante, mais elle apaise aisément le cœur des lecteurs et de temps en temps ça fait du bien.





Ses points faibles :
 -J’aurais souhaité le POV des parents.



Ses points forts :

-Des thématiques nombreuses et significatifs
-Un livre qui se lit rapidement
-La plume de Palacio qui bouleverse les lecteurs
-Des personnages intéressants
-Des chapitres courts et alternés





Adaptation :

Ce roman c’est vu adapté sous le même nom Wonder, en 2017 par le réalisateur Stephen Chbosky (à qui l’on doit également l’adaptation du monde de Charlie).
Un film au casting intéressant : avec Julia Robert dans le rôle de la mère d’August, Isabelle. Nate, le père d’August est quant à lui joué par Owen Wilson et quand au personnage principal il est joué par le jeune Jacob Tremblay.

Un film qui me donne personnellement terriblement envie de le visionné et je pense revenir très vite vers vous pour sa critique !




Cible :

Wonder est le genre de roman qui peut toucher de nombreux lecteurs : enfants, adolescent et adultes. À qui aime être chamboulé pendant sa lecture, je conseil ce roman sans hésitation ! C’est un roman dramatique mais l’autrice arrive tout aussi bien à nous faire pleurer que rire.


Résultat de recherche d'images pour "movie wonder gif"




mercredi 14 août 2019

La fille quelques heures avant l'impact





Auteur : Hubert Ben Kemoun
Genre : Jeunesse (school-life/ drame) 
1 ère parution : 2016
Nombres de pages : 250




Je résume :

Une classe de troisième comme les autres, avec des étudiants lassés d’être présents, d’autres plus assidus qui ont comprit que leurs avenirs dépendaient en parti de leurs efforts et d’autres encore, qui viennent en cours seulement pour le perturber. Face à eux, une prof de français peu sûr d’elle, perturbée par sa relation amoureuse, elle s’efforce pourtant de leurs donner toute l’attention qu’ils méritent…
Les grandes vacances approchent, mais en l’espace d’une après-midi, l’ambiance leur échappe complètement, un drame est si vite arrivé…



« Du vide, du rien. Du néant.
Du néant vide rien …. »



Analyse & opinion :

Un roman jeunesse intéressant et surtout, dans l’air du temps. Attiré par le titre intrigant, je ne suis pas déçu de ma lecture, une note de seize pour ma part.




Auteur & Plume :

Un auteur habitué à écrire pour les enfants et adolescents, La fille quelques heures avant l’impact est en quelques sortes une suite à son précédent roman Lafille seule dans le vestiaire des garçons. Il n’a pas repris les mêmes personnages principaux mais, on se retrouve dans le même décor.

Hubert Ben Kemoun est un auteur travaillant avec des thèmes engagés, amenés de manière à piquer la curiosité des lecteurs tout en leurs faisant comprendre le message qu’il souhaite transmettre.

Son récit est d’une justesse impressionnante, les faits auraient pu s’apparenter à un témoignage tellement l’écrivain a abordé ce drame avec réalisme. Pourtant, c’est un récit qui est loin de choquer le jeune public, mais qui permet plutôt de leur ouvrir les yeux sur certaines personnes qui vivent au sein de notre société.







Histoire & Thèmes :

Ici, racisme, délinquance et violence sont au rendez-vous. C’est un ouvrage qui aurait pu être rangé dans les témoignages tellement les thèmes et les événements paraissent réels.

Ce livre est un condensé de révolte de la part de chacun des personnages : des problèmes au-dessus de leurs têtes, tel une épée de Damoclès, depuis trop longtemps: s’en est trop. L’auteur dénonce beaucoup de chose dans ce roman, cependant il faut avoir un regard mature et surtout y prêter attention, cela n’entrave pas la lecture. Il pointe du doigt certain point négative de la société avec recule et finesse, c’est donc une fois la lecture terminée que l’on repense à certaine scène, et qu’on comprend le message de Hubert BK.

Grâce au seul personnage principal adulte, le professeur de français, on aborde aussi rapidement la littérature. Un moment dans le texte que je trouve bien amené : d’un côté on à l’opinion des élèves, et de l’autre les motivations de la prof. Faisant prendre du recule les lecteurs sur leur propre scolarité. 
En tout cas, l’auteur à su me donner envie de lire le classique Le diable au corps de Radiguet, qui dormait dans ma PAL depuis maintenant quelque temps… 




Trame & intrigue :

Dès le premier chapitre, le lecteur est conscient qu’une catastrophe est arrivée, la bombe est lâchée dès le début. Il faudra donc lire le reste des chapitres pour en apprendre les raisons, petit à petit : ce qui vous poussera très certainement à lire très rapidement.

Un roman qui est loin de manquer de suspense et de rebondissement. Plusieurs points de vus nous sont présentés, les uns après les autres, afin de prendre conscience de la véritable vie des personnages, pas seulement celle qu’ils laissent percevoir donc.

L’alternation temporel entre présent est futur pose le suspense, et pique la curiosité un peu plus à chaque fois. Les événements ne sont pas particulièrement imprévisibles ou surprenants, mais cette alternation garde le lecteur attentif.




Personnages :

Des personnages assez clichés mais surtout, qui manque de profondeurs.

Le seul personnage que l’auteur à travail réellement est celui d’Annabelle, le personnage principal de l’histoire, même si seulement la moitié du livre y est consacré. Elle est mystérieuse, apportant une dose de suspense supplémentaire au roman, mais aussi réfléchi, se qui pique l’intérêt des lecteurs.


« Mon prénom, c’est tout ce qu’il à été capable de répéter. Plusieurs fois. Pas par goût, sans doute par manque d’inspiration et pour avoir le dernier mot. Les vedettes pareilles aiment avoir la main.
-Annabelle… »




Ses points faibles :

-Dans l’ensemble, des personnages assez clichés et manquant de profondeur
-La couverture


Ses points forts :

-Une bonne dose de suspense
-Des thèmes forts
-Une œuvre qui à un côté très réaliste et pourtant, ne choque pas les jeunes lecteurs
-Ma donner envie de lire Le diable au corps puisque j’ai attaqué ce classique après avoir refermé ce roman




Cible :

Destiné en priorité à un public adolescent (même si, je le rappel, il n’y a pas d’âge pour lire un livre jeunesse), qui aime les scénarios catastrophes tout en restant dans le réaliste.

Par contre, passez votre chemin si vous n’aimez pas particulièrement les changements de points de vus ou les changements temporels (alternation entre présent et passé).

Image de fire, megan fox, and magic gif





Wranglestone

    Auteur  : Darren Charlton Genre  : Young-Adult (romance LGBT/ dystopie) 1 ère parution (FR) : 2022 Nombres de pages  : 331     ...