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vendredi 30 août 2019

Shining





Auteur : Stephen King
Genre : Horreur (psychologie)
1 ère parution (FR) : 1979
Nombres de pages : 571 (édition le Livre de poche)






Je résume :

Jack se voit offrir un nouveau poste saisonnier, un poste de gardien d’hôtel. Effectivement, l’Overlook situé au sommet des montagnes Rocheuses, ferme ses portes lors de la saison hivernale ; à cause des chemins qui deviennent impraticables lorsque la neige tombe. C’est donc coupé du monde qu’il va vivre avec sa femme et son fils. Il a à présent exactement 110 chambres vides sous sa responsabilité, mais… Vident, le sont-elles réellement ?


« Alors, si tu vois quelque chose de bizarre, détourne la tête et quand tu regarderas à nouveau, ta vision aura disparu. Tu saisis ? »






Analyse & opinion :

Un livre que j’attendais avec impatience de lire mais, qui m’a fait l’effet d’un ascenseur émotionnel. Shining reste une bonne lecture, à laquelle j’attribue une note de seize.




Auteur & Plume :

Vous savez combien je suis amoureuse de l’écriture du King, et cela n’a pas loupé pour ce one-shot. J’ai été tout de suite transporté dans l’histoire, seulement, plus les pages se tournaient plus j’étais déçue. Pour plusieurs raisons, d’abord je ne classerais pas ce livre dans le genre horreur, clairement je n’ai même pas eu le moindre frisson ou sursaut : je suis resté de marbre. C’est un livre que j’aurais plutôt placé en fantastique, après chacun sa tolérance, mais à mes yeux c’est seulement un livre d’ambiance.

Ensuite, j’ai trouvé quelques longueurs à Shining, je connais bien la plume de SK et je sais qu’il aime détailler et d’écrire afin de poser le décor. Sauf que dans ce roman, c’était juste trop. Ça m’a justement empêché de ressentir la moindre angoisse finalement.

Le lecteur est plongé dans un roman très structuré, ce qui peu en rassurer d’ailleurs certain face à un livre d’horreur. En effet, Shining est défini en cinq parties. La première est une sorte d’introduction quant à la dernière, elle s’apparente à mes yeux à un épilogue. En outre, l’auteur à travaillé son roman de sorte à ce que l’ambiance « angoissante » et le suspense monte un peu plus à chaque partie.






Histoire & Thèmes :


On aborde des thèmes récurant dans les romans de l’auteur : racisme, homophobie, relation familiale mais aussi l’amour. Néanmoins, ce sont des thèmes peut approfondis.

Le premier sujet important est la violence conjugale et infantile vu à travers plusieurs personnages et du côté de celui qui subit comme celui qui impose. Les conséquences sont mises en avant et engendre les personnalités des personnages principaux.  

L’auteur aborde également l’alcoolisme, et même si c’est un sujet récurant des ses romans, il tient une part toute particulière dans celui-ci. Le lecteur à la possibilité de vivre la descente au enfer d’une personne lambda jusqu’au combat d’un ancien alcoolique qui se bat chaque jour contre ses envies.

Chaque personnages (Jack, Danny & Wendy) ont leurs propres démons et semble résolut à profiter de ce séjour reculé de tout et de tous pour les combattre. Evidemment, tout ne va pas se passer comme prévu…


« Le monde ne vous veut pas de mal, mais il ne vous veut pas de bien non plus. Il se fiche de ce qui nous arrive. Les pires choses peuvent se produire sans que nous sachions pourquoi. Des braves gens meurent dans le désespoir et dans la douleur, laissant seuls ceux qui les aiment, et on est parfois tenté de croire qu’il n’y a que des méchants qui profitent des biens de cette terre. »







Trame & intrigue :

Dans Shining, on part pour un huis-clos (clairement ce que j’adore le plus !), ce qui pose l’ambiance pesante et le non-retour pour les personnages. Les lecteurs voient donc facilement venir la suite du programme -surtout que c’est un livre populaire- les fans du King savent notamment à quoi s’attendre donc. L’histoire n’en reste pas moins intéressante, et si j’ai été personnellement déçu par « l’horreur », cela n’a pas été le cas pour le côté psychologique du roman.

Les rebondissements ne manquent pas, mais les longueurs finissent par étouffer l’action, ce qui est dommage.





Personnages :

Alors, comment dire que Stephen King s’est clairement projeté dans le personnage de Jack ? Dès que j’ai lu la quatrième de couverture, c’est ce qui m’a frappé le plus. Par cette œuvre, l’auteur nous partages ses souffrances et les luttes contres ses propres démons. Des preuves ?! À commencer par l’alcoolisme, un mal dont semble souffrir pas mal de ses personnages et également contre lequel le King c’est battu lui-même.  Il aborde également le syndrome de la page blanche ou plutôt l’écrivain « raté », ce dont il s’est jugé lui-même, au point de devoir consommer de l’alcool ou des drogues pour pouvoir écrire. Il à jeté pas mal de script au début de sa carrière dont Carrie, qui à été récupéré par sa femme et qui l’a poussé à reprendre l’écriture. De plus, Jack semble s’inspirer d’Alan Poe, un écrivain que Stephen King à toujours admiré et dont il s’inspire grandement. Et enfin, similairement à bon nombre de personnages là encore, Jack se révèle plus intelligent qu’il n’y paraît, le personnage est d’abord rabaissé pour prouver qu’il « en a sous le pied ». Honnêtement je pourrais continuer des paragraphes comme ça, mais ce n’est pas le but, alors on enchaîne !

Jack est le personnage central et l’auteur à beaucoup travailler sur son passé, presque une façon de se repentir lui-même. C’est un personnage qui à plusieurs personnalités : l’alcoolique, le prof-écrivain, et le possédé (par les âmes de l’hôtel). Sa personnalité est similaire à la chaudière : il peut éclater à tout moment il faut donc régulièrement le surveiller. [Spoil] Sauf que son problème à lui est semblable au « mal du blédars » : la claustrophobie. Retenu par cet hôtel hanté, il a beau lutter et fermer les yeux, il finit possédé. [Fin spoil]

Bien que ce soit Jack le personnage le plus important, ce n’est pas lui le plus intéressant dans l’histoire mais bien son fils. On comprend tout de suite que Danny n’est pas un petit garçon comme les autres, qu’il à un don. Ce que j’ai trouvé dommage dans ce personnage c’est ses dialogues qui manquent de crédibilité, il me semble que SK à oublié l’âge qui lui a donné… 5 ans et il parle déjà comme un adulte, bien qu’il soit différent des autres enfants, certains dialogues sonnent vraiment faux.

Quand au personnage féminin principal, à mes yeux il ne sert pas à grand-chose. C’est une mère et une épouse dévoué et il faut attendre les dernières pages pour la voir évoluer, cependant elle restera tout de même une frêle petite chose… SK à déjà écrit des personnages féminins un petit peu plus intéressant, il faut le dire. De plus elle est torturée par le souvenir de sa mère, qui, comme un écho au personnage de Jack, la rabaisse. Le couple à tout deux de très mauvais souvenirs de leurs parents et souhaitent donc mieux se comporter avec leur propre enfant, pour lui offrir une stabilité qu’ils n’ont jamais eu. Une pression donc de chaque instant, en plus de devoir faire face au don de Danny.



 Image de gif, The Shining, and 80's movies




Ses points faibles :

-Des longueurs
-Seulement un livre d’ambiance, loin de faire peur.
-Le personnage de Wendy, qui apporte peu d’intérêt



Ses points forts :

-Personnages très travaillés
-La psychologie est à son comble !
-L’humour noir du King
-Qu’il y est une suite encore plus intéressante : Docteur Sleep



Adaptation :

En 1980, Shining à été adapté au cinéma par Stanley Kubrick, un réalisateur à qui l’on doit également les films tel que Lolita ou Orange mécanique.
Jack Nicholson c’est vu attribué le rôle central, celui de Jack Torrance.

Seulement Stephen King n’a pas été satisfait de cette adaptation qui oubliait le message qu’il essayait de faire passer à travers son livre. Effectivement, King c’est servi du roman d’horreur pour parler de l’alcoolisme (et de ses conséquences), ce qui est passé inaperçu dans le film. Il scénarisera donc en 1997 une série « The Shining » aidé par le réalisateur Mick Garris, spécialisé dans les films & séries sombres.




Cible :

Un livre culte à ne pas louper si vous aimez les personnages bien travaillés, la psychologie made in SK ou si vous avez peur facilement. Pour ceux qui sont rarement impressionnés, ce n’est qu’un livre d’ambiance vous risquez d’être déçu alors n’ayez pas trop d’attente.


Image de gif and The Shining



dimanche 7 avril 2019

Simetierre




Auteur : Stephen King
Genre : Horreur/ fantastique
1 ère parution (FR): 1985
Nombres de pages :  571 (édition J’ai lu)





Je résume :

Bienvenu dans le Maine, Louis Creed, un médecin qui a accepté un poste dans une université de Ludlow, il a dû déménager, accompagné de sa petite famille : Sa femme Rachel, sa fille Ellie et le petit dernier, Gage. Très vite ils tombent sur leur voisin d’en face, seulement séparé par une grande-route à fort trafic. Ce voisin, un retraité du nom de Jud, va leur expliquer la vie ici et surtout, leur conter l’histoire de cette ville et de son fameux Simetierre pour animaux. Quel est tout ce mystère qui plane autour de cet endroit ?



« Quand on projette un film d’horreur, les spectateurs savent bien que le héros ou l’héroïne sont complétements cons de monter cet escalier, mais dans la vraie vie ils adoptent exactement le même comportement : ils fument, ils n’attachent pas leur ceinture de sécurité, ils emménagent avec leur petite famille dans une maison situé au bord d’une route sur laquelle d’énormes mastodontes d’acier défilent nuit et jour en grondant. »




Analyse & opinion :

Je me suis dépêché de lire Simetierre en apprenant que sa seconde adaptation allait sortir ce mois-ci et je suis très contente de l’avoir sortie de ma PAL, cela fessait bien trop longtemps que je n’avais pas lu du King ! Une note de dix-sept pour ce petit bijou.




Auteur & Plume :

Un livre très structuré en 3 parties, plus un épilogue (on adore !) et des chapitres pour la plupart courts, agréable à lire.
Comme vous le savez maintenant, Stephen King est mon auteur préféré, sa plume me séduit à chacune de ses œuvres. Un univers sombre et des tournures de phrases toujours percutantes, voilà comment résumer son écriture en une ligne.  

Avec Simetierre, on découvre l’auteur au sommet de son art : dans l’horreur mêlé au fantastique, ce n’est pas pour rien qu’il est connu pour être ‘le maître de l’horreur’, indétrônable dans cet exercice, il m’a pourtant fallut attendre les 60 dernières pages pour ressentir le frisson de la peur. Mais il ne faut pas oublier que chaque lecteur est différent (personnellement je ne suis pas facilement effrayé, je suis un vrai robot Sorry) et donc je ne le recommande pas à des personnes sensibles, au jeune public et surtout aux lecteurs qui vomissent facilement :) .








Histoire & Thèmes :

Comme à son habitude, Stephen King nous embarque pour le Maine, d’abord dans une atmosphère débordant d’amour et de chaleur familial. On retrouve effectivement des valeurs familiales qui font sourire, et même quelques mignonneries apaisantes. Puis, l’angoisse et l’horreur s’installe étape par étape, King travail le terrain et ne plonge pas ses lecteurs directement dans la peur : d’abord on frissonne.

On retrouve dans Simetierre beaucoup d’humour, à qui aime l’humour noir, à la King. L’ironie est le maître mot de l’auteur, il se moque de la religion mais aussi des rituels funestes. Avec cette approche, l’auteur pousse ses lecteurs à se poser des questions, voir à leur propre remise en question. C’est très fort, le roman est très dur pour ce côté psychologique, que l’on retrouve d’ailleurs souvent dans ses œuvres.

La mort est également abordée, en large, en long et en travers, en passant même par la réincarnation. Donc un conseil : si vous vivez un deuil laissez-le de côté pour le moment, cela vous évitera des souffrances inutiles, laisser le donc reposer dans votre PAL quelques temps. Un thème abordé par différents points de vue, mine de rien, autant par un enfant, qu’un adulte ou une personne âgée, de manière subtile et très bien fait : il se met parfaitement à la place de ses personnages.

L’auteur aborde une multitude de croyances, dont chacun, chaque peuple, y croient plus ou moins. Comme par exemple les fantômes, les zombies ou encore les Wendigos, des créatures légendaires, parfaitement imaginés par l’esprit humain et qu’on adore retrouver dans l’univers du King.

On est également plongé dans un univers médical, on ressent très vite que l’auteur a fait des recherches poussées de ce côté-là, il nous inonde de termes médicaux grâce à son personnage principal. Ce qui légitime encore une fois l’auteur de son grand sérieux, du travail qu’il réalise pour chacune de ses œuvres.


Et puis, plus subtilement on effleure l’addiction ainsi que l’importance du regard des autres. Encore une bonne diversité de sujets mise en avant, critiqué même, par cet auteur engagé. Bien que l’on ne s’en rend pas forcément compte lors de la lecture, ce sont des sujets auxquels on est amené à repenser bien après avoir refermer ce livre…


« On a probablement tort de penser qu’il peut y avoir une limite à l’horreur que peut éprouver l’esprit humain. Au contraire, il semble qu’à mesure que l’on s’enfonce plus profondément dans les ténèbres de l’épouvante une espèce d’effet exponentiel entre en jeu. »







Trame & intrigue :

Le suspense est effectivement présent, bien que l’on sache, ou que l’on se doute de ce qu’il va arriver, on ne sait pas quand, pourquoi, ni comment. Mais une fois que l’histoire est lancée, que le lecteur à dévoré un bon quart du livre, on devine. C’est alors que les pages s’enchaînes rapidement, on a qu’une hâte : savoir comment cette histoire folle, dénuée de réaliste -ou presque- va se terminer.

Un livre avec de nombreux rebondissements même si les dialogues et les pensées prennent une bonne place dans l’histoire, on ne s’ennuie pas.





Personnages :


Des personnages secondaires mystérieux et intrigants et des personnages principaux têtes à claques, dignes d’être des acteurs dans les films d’horreur après lesquels ont hurles « mais non pourquoi tu ouvres cette fichu porte espèce d’idiot ! ».

Comme je l’ai écris quelques paragraphes plus haut, c’est un livre qui met en avant tout l’amour de cette petite famille, on se rend compte que l’auteur est tout aussi bien capable d’écrire des choses abjectes que mignonnes (personnellement je me suis pris une grande claque d’admiration), mais cela est pour mieux nous attacher, cher lecteur : C’est si facile de tomber dans le piège lorsqu’il est si beau.  

Le seul et unique vrai hic de ce livre : le personnage d’Ellie, la fille du personnage principal. Elle est mise en avant de nombreuses fois mais, pas assez à mon goût. King aurait pu sans mal allez plus loin dans ce don qu’elle développe, je suis resté sur ma faim de ce côté-là.




« Des fois, le Bon Dieu n’en finit pas de tourner autour du pot, dit-il. D’autre fois, il pointe carrément son doigt sur toi en disant ! « Allez, bonhomme, c’est l’heure de fermer ton pébroque ». »





 The End. :

Et le meilleur pour la fin, la fin ! Les 60 dernières pages sont un pur délice d’angoisse, de suspense et de jubilation (enfin ça, c’est seulement si vous êtes un peu psychopathe sur les bords, vous aussi).  C’est également une fin qui nous laisse un certain suspense : elle est comme laissé en suspense malgré l’épilogue, Stephen King nous laisse nous, lecteurs, décidé de la fin que l’on souhaite donner à son œuvre.


Image de aesthetic, gif, and grunge








Ses points faibles :

-J’ai dû attendre la fin pour enfin flipper un peu (mais cet argument ne tient qu’a moi…)
-Il aurait fallut développer un peu plus le personnage d’Ellie : on manque d’informations et de paragraphes sur cette petite fille !




Ses points forts :

-Une intrigue prenante.
-Un livre structuré et des chapitres courts.
-La plume du King, toujours autant percutante.
-Une atmosphère sombre et pesante : parfaite.
-Des thèmes abordés toujours autant intéressants : entraînant une remise en question chez les lecteurs.







Adaptation :

Une première adaptation portant le même nom, Simetierre, à vue le jour en 1990, soit une poignée d’années après la sortie du livre, par la réalisatrice Mary Lambert. Qui a également réalisé la deuxième partie avec Simetierre 2, trois ans plus tard en 1993.
Je ne l’ai personnellement pas vue (et je ne pense pas la visionné), car je suis allergique aux vieux films : I need quality ! (Ne me lancez pas de cailloux, bisous)

Et comme je vous en ai parlez juste en haut, une seconde adaptation, nommé également Simetierre, sort en avril 2019 par deux réalisateur cette fois : Kevin Kolsch, un réalisateur de film d’horreur encore peu connu  puisqu’il a lancé sa carrière il y a seulement trois ans. Et Dennis Widmyer, là encore un réalisateur don le nom reste inconnu puisqu’il se lance seulement.

Celle-ci je compte la visionné très rapidement et vous la chroniquer dans la foulé ! ;)







Cible :

J’en ai parler un peu plus haut, mais je vais me répéter dans cette partie pour que ce soit claire. C’est un livre d’horreur, avec des détails poussés donc honnêtement si vous voulez commencez à lire du Stephen King, ne commençaient pas par celui-là !
Ensuite, je ne le recommande pas avant 14 voir 15 ans, ne vous créer pas des traumatismes pour rien MDR.  Et oubliez définitivement ce livre si vous êtes facilement angoissés, ce n’est pas destiné à un public sensible.  
Pour finir, si vous êtes en deuil à ce moment précis et que ce livre vous tente, oubliez-le pour le moment, vivez votre deuil avant de vous plongez dans cet œuvre, avant d’en souffrir, même si c’est le genre de livre qui r’ouvre des plaies même des années après…

Je le conseillerais donc plutôt à un public qui aime se faire peur, parfait pour la saison d’automne (surtout pour Halloween, très clairement !). Un livre qui fera réfléchir, jusqu’à remettre en question chaque lecteur qui se plongent dans cette histoire.



 Image de gif, pet sematary, and 80's movies

mercredi 6 mars 2019

Contes de la fée verte




Auteure : Poppy Z Brite
Genre : Nouvelles (Horreur/ Fantastique)
1 ère parution (FR): 1997
Nombres de pages : 265 (édition Folio)






Je résume :

Contes de la fée verte est un recueil de nouvelles, douze au total, ayant pour thème le fantastique et le gore.
L’autrice impose son univers glauque, repoussant les limites de l’acceptable pour ses lecteurs, avec sa tendre plume poétique comme on en fait plus. Une imagination surprenante et lugubre, pourquoi ne tenteriez-vous pas l’expérience ?


« Louis et moi, voyez-vous, étions des rêveurs, aussi morbides qu'agités. Nous avions fait connaissance alors de notre deuxième année d'université et nous nous étions très vite découvert un point commun : nous étions l'un et l'autre insatisfaits de tout. Le whiskey que nous buvions pur nous semblait fade. Nous consommions des drogues exotiques, mais les visions qu'elles nous procuraient étaient des visions de vide, de stupidité et de lente décomposition. Les livres que nous lisions nous ennuyaient ; les artistes qui vendaient leurs œuvres pittoresques dans la rue n'étaient à nos yeux que des tâcherons ; la musique que nous écoutions n'était jamais assez violente pour nous animer. Nous étions des blasés, comme nous en convînmes. » 


Analyse & opinion :

Une lecture effectuée sous les conseils d’une amie proche, quoi souhaitait me faire découvrir l’une de ses auteures préférées. Je ne regrette pas ma lecture, ce n’est peut-être pas un coup de cœur mais une très belle découverte ! Une note de quinze pour moi.



Auteure & Plume :

« Wouah quelle plume ! »  est, je pense, la phrase qui met revenu le plus souvent à l’esprit lors de ma lecture (la seconde était plutôt dans le style « Oh my god, c’est possible de faire ça ?! » Mdr). J’ai adoré découvrir cette autrice, elle à un talent fou pour l’écriture. Avec elle, tout devient poétique :même des cadavres bon sang ! Poppy Z à cette manière de décrire les choses avec tellement de recule, d’imagination et d’intérêt que j’aimerais moi aussi, voir avec ses yeux…


 Image de alice, dark, and Darkness


Histoire & Thèmes :

Des histoires assez lointaines et pourtant, qui se ressemble malheureusement assez souvent. On retrouve des thèmes récurent : l’Alcool, la drogue, le sexe, des cadavres, l’argent, la musique… C’était de ce côté, un peu répétitif, pas que cela gâche les nouvelles, seulement le lecteur peut sentir moins d’envie à l’idée de lire très vite la suite : cette redondance efface quelque peu l’additivité à la lecture.

Moi qui ne suis pas fane des recueilles de nouvelles, ce n’est pas un concept qui m’a déplu ici. Puisque j’ai pu connaître l’étendue des capacités de l’auteure et de sa plume.



Personnages :

J’ai pu remarquer que l’autrice aimait beaucoup travailler des personnages masculins. A bien y regarder, il n’y a effectivement aucun personnage principale féminin dans son recueil de nouvelles. Pourquoi pas, néanmoins, ce sont des personnalités qui se ressemblent relativement souvent.


« Nulle existence n'est plus solitaire que la mort, surtout quand il ne reste personne pour porter votre deuil. »





Ses points faibles :

-Des répétitions dans les thèmes (trop de similarités)
-Des personnages qui se ressemblent souvent


Ses points forts :

-Une plume magique
-Une imagination qui force l’admiration



Cible :

Je ne vais pas l’écrire en gras mais prenez bien en compte mes sonnettes d’alarmes : Public sensible, passés votre chemin. C’est aussi valable pour toutes personnes qui vomissent ou tourne de l’œil facilement !
Par contre, bienvenue aux lecteurs et lectrices qui sont à la recherche de gore et de morbide (ou tout du moins que ça ne rebutent pas), qui souhaitent découvrir une plume et une imagination sans détour.

Image de blood, bloody, and coffee

samedi 22 décembre 2018

Bird Box





Auteur : Jonh Malerman
Genre : Horreur (post-apocalypse )
1 ère parution (FR): 2014
Nombres de pages : 380 (édition le livre de poche :Orbit)









Je résume :


Dehors, impossible de sortir les yeux ouverts : le bandeau est de rigueur. Une vie semblable à celle des aveugles va s’engager, dans l’incompréhension la plus total. Qui sont ces créatures ? Comment prendre le dessus sur elles ?
Des questions qui restent sans réponses, alors même que Malorie se doit d’élever deux enfants de quatre ans, seule dans ce monde apocalyptique. Aujourd’hui, elle joue le tout pour le tout, ils quitteront tous les trois la maison qui les abrites afin de trouver un endroit potentiellement plus sûr. Arrivera t-elle à les emmener vivants ? Tout repose sur ses frêles épaules, et même si elle c’est préparée pendant quatre ans, le facteur mal chance n’est jamais loin.










Analyse & opinion :


Un roman dont on parle beaucoup sur internet (autant sur blog que sur booktube) et je me suis alors lancé dans cette lecture, tenté par le contexte post-apocalyptique.
Une lecture intrigante, seulement je suis resté sur ma faim.. D’où ma note de seize.






Auteur & Plume :


Une plume simple, qui arrive à apporter une atmosphère stressante, néanmoins ça s’arrête là. J’ai lu beaucoup de commentaires dont les lecteurs ont trouvés le texte angoissant, je suis loin d’être de cet avis mais si jamais vous avez peur facilement et que vous cherchez une plume qui puisse vous sortir de vos lectures plus tranquilles alors allez-y.

J’ai vu aussi passer (sur ma quatrième de couverture si je me souviens bien), qu’on comparait son écriture avec celle de Stephen King… Euh non, vraiment je comprend pas. D’accord l’atmosphère pesante, pourquoi pas. Mais je suis pas sûr que la personne qui est avancée cela, est vraiment lue un jour un King. L’écriture de Malerman est beaucoup plus floutée, il passe très vite sur les scènes qui l’ont catalogués « horreur » (et donc les scènes intéressantes), contrairement à Stephen King.








Histoire & Thèmes :


Un roman catalogué « horreur », seulement j’avoue ne pas être de cet avis. Pour moi, Bird Box s’apparente bien plus à de la science-fiction / fantastique que le genre horreur.

Le thème principal est, vous l’avez compris, celui de la survie dans un monde post-apocalyptique. L’histoire propose le personnage d’une maman seule, qui doit faire les bon choix pour trois personnes dans un monde qui n’a plus rien de logique ni même plus rien de ce qu’elle à pu connaître avant.

Le courage est placé sous les projecteurs plusieurs fois, évidemment, avec des personnages aux caractères complètement différents, afin que les lecteurs puissent parfaitement s’identifier.


« Arrête ! Lui lança Malorie, en repoussant ses propres larmes. Ce monde ne propose rien que tu aies envie de voir. »









Trame & intrigue :


Des chapitres alternés entre présent et passé nous aidant à comprendre (les grandes lignes seulement) la situation de Malorie. C’est ce qui à dû faire hurler plus d’un lecteur. C’est une manière comme une autre d’installer du suspense, seulement, c’est si insoutenable lors des moments important ! J’ai détesté l’auteur plus d’une fois lors de ma lecture pour ne rien vous cachez…

Par contre j’ai été très déçus du scénario dans le sens où il y a de nombreuses erreurs.
Attention aux spoils je vais donc en citer une afin d’appuyer ce que j’avance, bien sûr seul ce qui ont déjà lu le livre pourront s’en rendre compte : [Spoil] Par exemple lorsque Malorie rentre dans le bar avec Victor, après avoir roulé avec la voiture aux vitres peintes, et qu’elle dit ne pas savoir si le phénomène atteint ou non les animaux. Ce qui est faux puisqu’elle à vu les Husky morts lorsqu’elle à nettoyée la maison après que les fenêtres est été ouvertes. [Fin Spoil] Des fails dans le scénario qui me font grincer des dents… Le texte manque de crédibilité à mes yeux.












Personnages :


Notre personnage principale, Malorie est incroyable. Peut-être même que l’auteur est aller trop loin, qu’elle tient sûrement plus de l’ordre fantastique que du réelle. Il n’empêche qu’elle peut vite être jugée comme un personnage « faible », qui pourrait se briser à tout instant, alors que c’est tout le contraire.
Elle porte sur ses épaules sa survie mais aussi celle de c’est deux enfants de quatre ans, dans un monde chaotique. J’ai trouvé que de placer une femme enceinte en tant que personnage principale était à la fois risqué (cela va moins intéresser un public masculin) et à la fois, juste parfait. C’est une question que les amateurs de ce genre sont amenés à se poser je pense (moi en tout cas!), si jamais cela arrive dans un moment où nous étions pas des plus « opérationnel » pour faire face à cette apocalypse, comment cela se déroulerait ? L’auteur y a clairement répondu.

Ce que j’ai trouvé dommage, c’est l’effet dramatique dont à usé Malerman à la fin de son roman, en nous cachant le prénom des enfants. Personnellement c’est retombé comme un soufflé, j’ai trouvé ça tellement « to-mush » enfin, passons…

Les personnages secondaires sont quant à eux assez variés, même s'ils ne sont pas assez travaillés à mes yeux, ce sont des personnalités et des relations qui reste un peu dans le flou, assez dommage de ce côté.


« Comment peut-elle attendre de ses enfants qu’ils aient envie de toucher les étoiles s’ils ne peuvent même pas lever la tête pour les admirer ? »










The End. :


Comme beaucoup, je m’attendais à une autre fin. Ou du moins, pas aussi expéditif. L’auteur devrait, à mon avis, penser à réaliser un tome deux, qui pourrait être intéressant puisqu’il a fini son roman brutalement après avoir déballé une suite à l’’intrigue attrayante !












Ses points faibles :


-Manque de crédibilité
-L’auteur n’a pas répondu aux problématiques posées
-Un roman classé horreur, vraiment ? J’aurais plus dis science-fiction…
-Un livre qui m’a laissé sur ma faim.
-Des personnages secondaires pas assez travaillés.




Ses points forts :


-Une intrigue originale.
-Une écriture adaptée au thème.
-Le personnage de Malorie
-L’adaptation.




« Combien de fois s’est-elle interrogée sur son rôle de mère alors qu’elle entraînait les enfants à devenir des machines à écouter ? Les regarder grandir recelait parfois quelque chose de terrifiant. »










Adaptation :


Une adaptation qui porte le même nom : Bird Box, sorti en 2018 sur Netflix (aucun souci, vous pouvez aussi le trouver en streaming sur le net!). Réalisé par Susanne Bier qui à également réalisée auparavant Serena (film dans lequel Jennifer Laurence et Bradley Cooper ont joués) ou encore Brothers (avec Nathalie Portman). Une réalisatrice en vogue donc !

Ma chronique sur l'adaptation cinématographie: Bird Box (Netflix) 








Cible :

Pour les lecteurs aimant stresser pendant leurs lectures sans toutefois être dévorés par la peur. Les personnes aimant le thème post-apocalyptique, revisité de manière originale (pas de zombie ici!).




Wranglestone

    Auteur  : Darren Charlton Genre  : Young-Adult (romance LGBT/ dystopie) 1 ère parution (FR) : 2022 Nombres de pages  : 331     ...