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samedi 24 juillet 2021

Celle dont j'ai toujours rêvé

 




Auteure : Meredith Russo
Genre : Young Adult (Drame/ LGBT)
1 ère parution (FR) : 2017
Nombres de pages : 305

 

 

 

 

Je résume :


Emprisonnée dans un corps de garçon, Amanda subit enfin la transformation qu’elle souhaitait tant. Pour ce nouveau départ, elle part rejoindre son père, nouvelle maison, nouveau lycée, nouveaux… amis ?  Et alors que l’amour commence à pointer le bout de son nez, elle essaye de ne pas prendre peur.

 

 

Analyse & opinion :


Un roman young adult très connu dans la société LGBT, qui manquait un peu de profondeur mais une belle lecture tout de même : une note de quinze.

 

 

 

Auteure & Plume :


Si l’histoire d’Amanda est si touchante, c’est surement parce que l’autrice c’est inspiré (de près ou de loin) de sa propre vie, puisqu’elle aussi fait partie de la communauté trans. Meredith connait donc son sujet, sait de quoi elle parle et s’en est d’autant plus intéressant car à travers cette lecture, vous apprendrez. Si vous vous posez des questions, sur votre propre identité, ou comment vous comportez face à une personne trans afin de ne pas la blessée, c’est le livre qui vous faut.

 

Bien que ma lecture fût autant touchante qu’intéressante, elle fût également longue. Trop de répétitions ou de passages descriptifs à mon goût.

 

 


Histoire & Thèmes :


Grâce à ce livre, les lecteurs et lectrices peuvent avoir une vision claire et intimiste d’un enfant nait dans le mauvais corps. Les flash-backs d’Amanda sont très touchants, on ressent la douleur, et l’espoir.

 

Mais c’est aussi une source d’information non négligeable pour « éduquer » la société face à un personne trans. Il y a des questions à ne pas poser (sur le dead name, sur la chirurgie, sur les organes sexuelles…) et par ce livre, on arrive à mieux comprendre pourquoi. Même si c’est malheureusement c’est souvent les questions préférées des cisgenres…

 

Dans ce roman on parle énormément de sujets sensibles, entre autres celui du viol. Il aurait été intéressant d’approfondir ce point, j’ai trouvé qu’il a été traité à la va vite alors que c’est quelque chose qui touche beaucoup, beaucoup trop de femmes.

 

 

« Tout le monde à un passé. Ça ne t’empêche pas d’avoir un avenir. »

 

 


Personnages :

 

Amanda, notre personnage principal est très attachante. Comme je l’ai dit plus haut, les flash-backs de sont enfance sont touchants. Et même si la Amanda du présent est encore trop naïve, on lui pardonne après tous ce qu’elle à vécue…

 

Le reste des personnages secondaires sont dans le stéréotype des lycéens américains, l’autrice aurait pu aller plus loin dans le travail de ces personnages, afin d’apporter un peu plus de profondeur à son roman, qui en manquait quelque peu…

 

 

Ses points faibles :

-Manque de profondeur
-Des longueurs
-Les personnages secondaires trop cliché

 

Ses points forts :

-L’auteure sait toucher son public
-Le thème de la transidentité (pas assez présent)
-L’autrice parle avec justesse et nous permet de mieux comprendre
 

 Cible :

 

Destiné aux personnes qui aiment le school-life américain, les nouveaux départs, les romances. Pour les lecteurs et lectrices qui se cherchent, ou qu’ils souhaitent mieux comprendre la communauté trans.

 




mercredi 11 novembre 2020

The Truthe

 



Auteure : Savannah Brown
Genre : Young Adult (Drame/ Romance)
1 ère parution (FR) : 2020
Nombres de pages : 270 (édition Auzou)


 

 

Je résume :

 

Sydney est une jeune adolescente qui doit encaisser la mort subit de son père, seul psychiatre de sa ville. Elle soupçonne alors que son père n’a pas vécu une mort accidentelle, mais préméditée. Elle en est d’autant plus persuadée lorsqu’elle commence à recevoir des SMS de menaces, pourtant, personne ne la prend au sérieux.

Alors que sa vie sombre peu à peu dans le chaos, la seule lumière à l’horizon est sa première vraie histoire d’amour qui est à deux pas de devenir réelle…

 


 

« Avoir un père mort faisait désormais partie de mon identité. Je le savais. Peu importe l’attention que je me consacrais, cela ne pouvait changer ce que j’étais, ce que je pouvais avoir ou le destin qui m’avait été attribué. »

 


 

Analyse & opinion :

 

Un petit coup de cœur, pour cette plume et cette héroïne qui donne un beau mélange. Une note de dix-sept.

 


Auteure & Plume :

 

Savannah Brown a fait chavirer mon cœur grâce à sa plume jeune et pourtant si poétique, je suis sûr que c’est encore plus beau en VO (mais bon, mon level cm2 d’anglais ne serait pas à la hauteur…) Une autrice prometteuse que je suivrais donc dans l’avenir. :) 

 

 

 

Histoire & Thèmes :

 

The truth est un triller adolescent, sous un fond de school-life américaine (avec le fameux bal ect).  L’auteure projette donc son public dans un univers routinier afin qu’ils visualisent et entrent plus facilement dans son histoire, mais aussi afin que l’immersion soit plus violente : Savannah Brown travail dans un environnement commun pour que le mystère n’en soit que plus surprenant. C’est quelque chose qui pourrait arriver à « tout le monde », les lecteurs et les lectrices développent alors plus facilement une certaine appréhension voir de la peur.

 

Le deuil est réellement le thème principal du livre, il est décrit de manière profonde, réaliste. Donc c’est sûr, c’est un livre qui parlera d’autant plus aux lecteurs qui ont déjà dû essuyer un ou plusieurs deuils dans leur vie. On va donc suivre l’évolution du deuil chez Sydney, mais aussi chez sa mère, leur relation atypique et également la manière dont un de ses nouveaux amis gère le sien. Vous comprenez donc que ce n’est pas un livre à lire lorsque l’on broie du noir, puisqu’il n’est pas forcément très joyeux. Cependant, si vous avez perdu quelqu’un récemment, peut-être pourra-t-il vous apaisez ? Comme je le dis toujours, parfois il est plus facile de pleurer sur des histoires que sur sa propre vie. Et pleurer permet d’avancer, c’est une étape essentielle (mais pas obligatoire !) pour tourner la page.

 

Le second thème est celui du premier amour. Un amour non partager dans un premier temps, un amour secret, un amour entre deux filles. Le livre tire son originalité de sa romance également, deux filles que tout oppose, la reine du bal et la fille qui a été harcelé parce qu’elle est homosexuelle. Il n’y a pas tellement de surprise dans cette romance, mais beaucoup de bizarrerie et de mignonnerie. Le genre de relation qui fait sourire doucement.

 

 

« Si on pouvait observer ma vie avec un grand-angle, on verrait de petits moments de joies, suivis de longs moments de vide, que rien ne pouvait relier. Comme si, le reste du temps, je n’étais pas vraiment en vie. La vérité c’est que je ne l’étais pas ; être heureuse sans la moindre explication m’était impossible. »

 

 

 

Trame & intrigue :

 

Ce que je peux reprocher à The Truth, c’est son manque de développement dans son thriller. Après avoir lue la quatrième de couverture, on peut être déçut de la finalité du livre. On n’est pas exactement dans quelque chose de « médiocre », non, mais plutôt de déjà-vu. Donc ce thriller psychologique reste à sa place puisqu’il est destiné à l’adolescence. C’est un bon premier livre pour commencer avec le genre, découvrir le monde du thriller. Mais pour des personnes qui sont déjà habitué avec ce genre, ne vous attendez pas à être subjuguer.

 

Savannah Brown a, comme j’ai pu le signaler plus haut, une belle écriture. Ce qui aide donc dans la lecture. C’est un livre assez court qui plus est, parfait quand on souhaite un peu de mystère et de romance qui se lisent rapidement.

 



Personnages :

 

Sydney est notre personnage principal. C’est une adolescente touchante, qui vit un bouleversement conséquent dans sa vie, qu’elle ne sait pas gérer. Ses bizarreries et sa façon de penser un peu en décalage des autres ne la rendent que plus réelle, et créer forcément l’empathie. Bien évidemment, en tant que lecteur on a qu’une envie c’est de la soutenir mais aussi et surtout de lui ouvrir les yeux !

 

Puis, il y a June. Mystérieuse, elle vend du rêve, surtout à notre héroïne. Elle est la personne qui va faire remarcher le cœur de notre protagoniste et ce n’était pourtant pas gagné… June accepte tout de suite le sens de l’humour un peu fantaisiste de Sydney, mieux que ça, ça l’a fait rire. À partir de ce moment-là, notre personnage principal va chercher à savoir si c’est, ou, si cela peut être réciproque…Et ainsi, pouvoir vivre sa toute première histoire d’amour, même si ce n’est pas le moment idéal : un peu de douceur dans ce monde de brute.

 

Les personnages secondaires sont, je l’avoue, moins réussis. À commencer par la mère de Sydney. Pas assez présente, pourtant leur relation mère-fille avait tellement de potentielle… Mais la mère est trop effacée, n’apparait pas assez dans le roman pour être travailler comme elle le mérite.

Le second personnage avec qui j’ai eu du mal dès le début c’est le petit ami de June. Il fait partie des personnages avec lequel ça ne passe pas. Lisez et vous verrez de quoi je parle…

 

 

 

 The End. :

 

Une fin assez évidente à mes yeux, mais il ne faut pas oublier que The Truth reste un thriller pour adolescent. Les failles qui nous mettent sur la piste du mystérieux harceleur sont assez visibles, en tout cas pour un public qui à l’habitude avec le genre littéraire du thriller.

 




Ses points faibles : 

-Des personnages secondaires pas assez présent qui manque de travail
-Un triller qui aurait pu aller encore plus loin (en vue de cette belle intrigue) 

 


Ses points forts :


-Un personnage principal attachant avec une belle personnalité.
-Une romance qui change un peu du traditionnel couple hétéro
-Une plume aussi poétique que poignante
-L’auteure fait monter la tension au fil des chapitres

 



Cible :

Destiné à des collégiens (dès la 4e) et aux lycéens surement plus qu’à toutes autres lecteurs/lectrices. Avec pour le thème « school-life » en fond, et une toute première histoire d’amour, ce sont des sujets qui facilite l’immersion. Un bon premier thriller pour une mise en bouche du genre littéraire.

 

 

jeudi 29 octobre 2020

Ma vie ne sait pas nager

 



Auteure : Alaine Turgeon
Genre : Young Adult (Drame)
1 ère parution : 2011
Nombres de pages : 137

 


 

Je résume :

 

Une famille brisée par un acte définitif : le suicide d’un enfant, d’une sœur, non plus que ça, d’une sœur jumelle. Chacun gère chagrin et deuil à sa manière, même si personne ne semble avoir trouver la recette magique.

Un roman percutant de part son réalisme, un roman pour mettre fin à chaque envie suicidaire.

 

 

 

 

« Comment faire pour respirer quand le cœur qui battait à l’unissons avec le vôtre a cessé de battre ?

J’ai pris la seule bouée qu’il me restait et qui m’unissait à ma sœur : écrire. Ecrire comme on saute à bord d’un radeau pour fuir un bateau qui fait naufrage. »

 

 


 

Analyse & opinion :

 

C’est un livre qu’avais conseiller je ne sais plus qu’elle booktubeuse et qui m’avais fortement tenté. Une bonne lecture et une note de seize pour ce petit roman.

 

 

 

Auteure & Plume :

 

Ma vie ne sait pas nager est un roman cruellement peu connu. Plusieurs raisons à cela : il aborde un thème délicat, publié chez une petite maison d’édition et écrit par une auteure passée inaperçue. D’ailleurs, c’est le seul roman young adult qu’elle a publiée jusqu’à présent, car elle est spécialisée dans la littérature pour enfants.

 

Néanmoins, c’était l’auteure parfaite pour ce roman. Conseillère pédagogique (et enseignante) elle sait aborder des sujets difficiles, comme le suicide, sans que le roman ne prenne des allures de recueilles de conseils. Et surtout, elle sait de quoi elle parle puisqu’elle nous confie dans un « avant-propos » qu’elle était aussi une adolescente de quinze ans qui broyait du noir, jusqu’à tenter personnellement le suicide.

 

Une auteure pleine de bienveillance donc, qui offre une plume touchante et poétique. En effet, quelques poèmes des deux jumelles viennent se glisser dans la narration, ce qui coupe la monotonie de la lecture.

 

Seule bémol à mes yeux : l’aspect esthétique. Et ce n’est pas la couverture que je pointe du doigt, non. Mais Ma vie ne sait pas nager est un texte qu’il faut mettre en valeur, il faut qu’il prenne de la place, qu’il remplisse les vides tel des cris. Il y a un manque de travail éditorial à mes yeux, c’est une œuvre dure mais poétique qu’il faut mettre en lumière. Il manque donc des illustrations, des textes en vers, de la créativité. Cet aspect est malheureusement cassé par l’organisation trop présente du livre (1er/2e partie, jour, heure, dates ect) qui n’a pas d’intérêt pour un si petit livre.

 

 


 

Histoire & Thèmes :

 

L’histoire s’ouvre sur la préparation du suicide de Geneviève, la jumelle mal dans sa peau. Une mise en scène qui glacera le sang de plus d’un, alors que c’est loin d’être un roman d’horreur. La jeune fille prépare sa propre mort avec tellement de minutie que s’en est perturbant. Puis, les scènes suivantes montrent la manière dont la famille proche l’apprend et réagit.

 

Ma vie ne sait pas nager va droit au but et ne détient pas réellement d’autre sujet que le mal être, le suicide, et donc l’abandon vécu par les proches. Mais c’est un thème que l’auteure aborde avec justesse et réalisme.

 

Par contre, ne vous attendez pas à avoir la réelle réponse quant au suicide de Geneviève. Elaine Turgeon restera plutôt flou concernant les motivations de son personnage, afin qu’un maximum de personne puisse se mettre à la place des différents personnages.

 

 

 

 

« Je t’en veux, Geneviève. Je sais que je n’ai pas le droit de t’en vouloir, que je devrais avoir honte de t’en vouloir ais si tu savais comme je t’en veux de m’avoir laissée ici. D’être partie sans moi. Sans un mot. Pourquoi ne pas me l’avoir dit ? j’aurais pris soin de toi, si j’avais su. Je t’aurais empêchée.

Qui veille sur toi, maintenant ? »

 

 

 

Personnages :

 

Des personnages attachants, malgré le peu de pages. Plus que ça même, ils sont humains, réalistes ; ce qui permet de se mettre facilement à leurs places.

Bien sûr il y a les fameux secrets de famille qui finisse étaler au grand jour, des non-dits qu’on se jure de ne plus jamais créer. Une famille qui a cruellement besoin de se tendre la main, les uns aux autres.

 

Et il y a surtout Anne-Lou. La deuxième jumelle, abandonnée, que plus personne n’ose regarder de peur de voir un fantôme. Son point de vue est évidemment le plus dure, le plus bouleversant.  Impossible de se mettre à sa place, on ne peut qu’imaginer sa souffrance…

 

« Est-ce tout ce qu’il reste d’une personne, après son départ ? Le souvenir de son poids sur un meuble, l’empreinte de ses pieds au fond d’une chaussure, la marque de ses dents au bout d’un crayon de bois ? »

 


 

 The End. :

 

Et parce que le début de cette histoire est triste : la fin remet les lecteurs dans la lumière de la vie.

L’auteure écrit tout doucement son message dans la tête de ses lecteurs : d’accord, tout le monde n’est pas fait pour aimer la vie. Mais avec un peu d’aide et d’entrainement, chacun en est capable.


 

 

 

Ses points faibles :

-Il manque une finition au niveau du travail éditorial, de l’esthétique du livre.

 

 

Ses points forts :

-Personnages humains et attachants
-Bonne manière de montrer les conséquences d’un suicide
-La page « d’adresses utiles » pour les personnes qui ont besoin d’aide.
-La plume de l’auteure
-Cette idée de mêler les poèmes des deux sœurs à la narration

 


 

Cible :

 

Un livre des quatorze ans, qui peut s’adresser plus facilement aux adolescents/ jeunes adultes en mal être. Pas pour leurs donner des idées, non, mais pour leur faire comprendre qu’un suicide est un acte irréparable, et que si nous ne souffrons plus, c’est nos proche que l’on blesse.

Un roman qui peut également s’adresser aux personnes en deuil, parfois c’est plus simple de pleurer sur une histoire.

 


 


mardi 16 juin 2020

Hate List





Auteure : Jennifer Brown
Genre : Young-Adult (Drame/ School-life)
1 ère parution (FR) : 2012
Nombres de pages : 389





Je résume :

Un bout de papier appelé « liste de la haine » va chambouler la vie du lycée Gravin. Une tuerie de masse éclate, prenant de court toute cette petite population d’élèves et de professeurs, mais n’ont-ils véritablement rien vu venir ? Et plus cruciale encore, qui est le véritable fautif ? Les harceleurs qui ont commencés à rendre la vie impossible à Nick et Valérie ? Valérie pour avoir inscrit la première personne sur cette hate list ? Ou Nick pour avoir prit tout cela un peu trop au sérieux ?
À vous de juger.




« Je crois qu’à un moment on a pensé publier cette liste, histoire de montrer à tout le monde à quel point certains étaient vaches. Rirait bien qui rirait le dernier, surtout ces Cheerleaders qui m’appelaient Sœur Funèbre et ces crétins d’athlètes qui bousculaient Nick dans les couloirs dès que personne ne les surveillait. Ces « adolescents modèles » dont nul ne voulait croire qu’ils étaient largement aussi malveillants que des adolescents dits « mauvais ». »





Analyse & opinion :

Un livre souvent jugé comme un classique dans le Young Adult, que je me suis donc pressée de lire. J’avoue être resté sur ma faim, une note de quinze tout de même pour ce One-Shot.





Auteure & Plume :

Une plume avec laquelle j’ai eu du mal. Jennifer Brown à une écriture très fade, typique des auteurs qui cherchent à aller à l’essentiel. Or, ce n’était pas le cas dans Hate List. Beaucoup de longueurs et même des répétitions sont venus casser le rythme de cette histoire.

C’est un roman très organisé : l’autrice l’a découpée en quatre parties, afin de bien identifier les changements à la fois sur le personnage principal et sur l’avancée de l’histoire.





Histoire & Thèmes :

Une histoire malheureusement dans l’aire du temps, notamment en Amérique.
Dans Hate List, on découvre le terrible évènement qui marque le 2 mai 2009 : une tuerie de masse en plein lycée de Garvin. Un meurtrier c’est faufilé parmi des adolescents, personne n’a rien vu venir malgré les sonnettes d’alarmes, pourtant cet assassin c’était l’un de leur camarade.

On comprend tout de suite que ce n’est pas une lecture très drôle, l’ambiance est pesante, le lecteur se trouve au cœur du drame. Et pourtant, on a envie de savoir, nos têtes sont remplies de question : Comme cela a-t-il pu se produire ? Qu’est-ce que ça a changé pour les survivants ? Et puis, il y a cette question, plus que tout autre :  comment le lycée peut changer un adolescent en meurtrier ? Il y a évidemment une question d’éthique et de société qui se trouve à portée de main.

Une romance également, puisque le personnage principal est la petite amie du meurtrier, et surtout, c’est la personne à l’origine de cette « hate list ». C’est donc une romance malheureuse dont Valérie doit faire le deuil et surtout, des sentiments mal vus par la plus-part de son entourage, qui ne parviennent pas à la comprendre.

Le lecteur est également confronté à la dépression ainsi qu’à la résilience. L’autrice dévoile à quel point ce genre d’évènement tragique peut marquer, même si j’ai trouvé que ce point-là manquait quelque peu de constance. Puisque Jennifer Brown c’est plus concentrée sur la résilience du personnage principal, ne parlant que très peu de ce qu’on vécut les autres personnages en parallèle.




« Sauf que ce matin, le lycée avait un parfum radicalement différent. Jamais il ne retrouvera ce goût à la fois excitant et intimidant qu’il avait le jour de ma première année. Jamais plus je ne l’associerais aux plus belles histoires d’amour du monde, à l’idée d’euphorie, de rire, de travail bien fait : tous ses fantasmes des ados quand ils imaginent leur futur lycée. »








Trame & intrigue :

Beaucoup de longueurs à mon goût, l’auteure en a « trop fait » avec le personnage de Valérie. A tel point que son calvaire ne m’a pas touché, rendant ma lecture assez longue.  
J’ai eu personnellement, du mal à rentrer dans l’histoire. La trame a finalement réussi à m’intéresser qu’à partir de la partie deux du livre.

Une Hate List qui à des allures de Death Note, un point intéressant mais que l’auteure à rendue assez négatif. Faisant comprendre aux lecteurs que toute cette tuerie est dû à ce bout de papier.  Dommage de faire croire aux adolescents qu’ils n’ont pas le droit d’en vouloir aux personnes qui leurs font du mal et pour ainsi dire, vivre l’enfer.







Personnages :

Valérie, une jeune adolescente qui vit très mal les disputes constantes de ses parents est notre personnage principal. Elle se cherche encore, et semblait s’être trouvait à l‘instant où elle rencontre l’homme qu’elle aime, Nick. Le noir devient sa couleur et ce côté dark lui fait subir du harcèlement scolaire.

L’autre personnage central est donc son petit ami, Nicholas, alias Nick. Celui-ci avait changé et l’adolescente l’avait remarquée. Seulement, en parler avec lui était une autre paire de manche : elle ne voulait pas que son couple ressemble à celui de ses parents.  On multiplie donc des non-dits qui entraine une cause à effet lourde de sens et de conséquences.

Les personnages secondaires sont très effacés, on s’attarde très peu sur eux. De ce fait, ils restent très bateaux et leurs dialogues tombent dans du déjà vus.






 The End. :

Une fin touchante, il n’y a que ces dix dernières pages qui ont réussi à pleinement me percuter.






Ses points faibles :
-Mal écrit
-Trop de répétitions et de longueur
-Les personnages secondaires sont trop effacés
-Un personnage principale trop complexe et difficile à cerner



Ses points forts :
-Sujets actuels (: harcèlement scolaire & tuerie de masse)
-Un livre qui fait réfléchir




Ouvre similaire : 54 minutes de  Marieke Nijkamp 



Cible :

Un livre écrit pour des adolescents qui aime la lecture contemporaine et surtout, qui ont l’habitude de lire (car il est assez conséquent en terme de pages). Même si ce livre n’est pas joyeux, le récit de la tuerie n’est pas glaçante ni effrayante. Il peut donc être lu à partir de quatorze ans.

Image de actress, beauty, and blonde


mardi 17 septembre 2019

Le silence de Mélodie





Auteure : Sharon M. Draper
Genre : Drame/ Contemporain (maladie/enfance)
1 ère parution (FR) : 2015
Nombres de pages : 285 (édition France Loisir)





Je résume :

Mélodie est une enfant atteinte de paralysie, elle ne peut donc ni se déplacer, ni manger seul ni même parler. Pourtant elle à des tas de choses à dire, et souhaite révéler son intelligence à tous ceux qui la méprise et la catégorise atteinte de déficience mentale alors qu’il n’en est rien.
Dans la bulle de Mélodie, les sons ont des couleurs et les informations sont des photos qu’elle garde précieusement avec l’aide de sa mémoire photographique. Tous cela, elle souhaite le partager et endosse un combat de toute une vie : celui de se faire comprendre et de communiquer avec le monde qui l’entoure.


« Tout le monde utilise des mots pour s’exprimer. Sauf moi. Et je parie que la plupart des gens n’ont pas conscience de leur véritable pouvoir. Moi si. »





Analyse & opinion :

Une œuvre touchante, qui fait évidement réfléchir sur la société mais aussi sur nous-même, pas en tant que lecteur mais en tant que personne. Une note de seize pour ce roman qui ne laissera personne indifférent.




Auteure & Plume :

Une auteure qui s’y connaît en enfant puisqu’elle est institutrice et cela se ressent. Elle n’hésite d’ailleurs pas à montrer certains comportements injustes où simplement inadaptés que peuvent avoir parfois des professeurs.

Une écriture très dramatique, bien qu’accompagnée d’un peu d’humour afin de ne pas alourdir le roman. Toutefois, j’ai lu Wonder (une œuvre dans la même veine) juste avant et je dois bien avouer que Le silence de Mélodie est un peu en dessous, car il n’y a pas ce trait d’humour et ses références qui apportent la légèreté dont on aurait eu besoin.

Un détail qui me chiffonne est la classification de ce livre. Il semble être ranger en jeunesse pourtant je ne trouve pas que ce soit un livre dédié aux enfants/ adolescents. C’est évidement très bien de leurs donner à lire ce type d’œuvre histoire qu’ils prennent un peu de recule sur le comportement de certain camarade et sur les conséquences de la « différence ». Cependant, je ne suis pas sûr que ce soit le genre d’œuvre qui intéresse beaucoup de jeunes lecteurs. Comme je l’ai signalé plus haut, Sharon à une écriture dramatique et ce n’est pas forcément adapté pour les enfants… Personnellement c’est plus une œuvre que je rangerais en contemporain et que je proposerais à un public bien ciblé, qui à assez de recule pour bien assimiler cette œuvre.










Histoire & Thèmes :

En lissant la quatrième de couverture, je ne m’attendais pas à une histoire dans ce genre. Je pensais lire l’histoire d’une petite fille qui avait elle-même décidé de ne pas parler, pas à une petite fille contrainte au silence. Le résumé des éditeurs est donc assez trompeur.

Le thème principal du livre est le handicap de Mélodie, comme le dit Mme V (la voisine) c’est « la petite Stephen Hawking de Spaulding Street ». Effectivement, elle se trouve dans le même état que ce dernier. Son corps est paralysé, elle ne peut se maintenir debout (ou assise), ne parvient ni à marcher ni à parler, elle est entièrement dépendante de ses parents et des assistants médicales. Pourtant, son intelligence dépasse largement celui des enfants de son âge. Alors même que la plupart des gens qu’elle croise la considère incapable de ne serait-ce aligner des pensées cohérentes. Sharon M. Draper aborde aussi brièvement d’autres maladies grâce à ses camarades de la classe H-5.

Le thème qui suit est forcément la différence, l’acceptation de soi et les difficultés de supporter le regard des gens. Mélodie à honte d’elle-même, pour des choses qu’elle n’est pas capable de gérer et semble très rude envers elle-même. Cette petite fille cherche à tout pris la normalité et à passer inaperçue. Ce qui fait réellement écho avec le roman Wonder.

Dans cette œuvre, l’auteure aborde également l’enseignement, la société face au handicap (notamment les espaces publiques qui sont très peu adaptés). Tous ces thèmes dans une ambiance pourtant chaleureuse et familiale quoi qu’un peu préoccupé au quotidien. Le silence de Mélodie tourne également beaucoup autour de l’amitié, montrant que ce n’est pas toujours facile de créer des liens à cause des préjugés auquel notre société fait face.







Trame & intrigue :

Ce roman se divise en deux parties : c’est en quelques sorte le « avant/après » le moment où Mélodie trouve un moyen pour communiquer. Avant l’événement, l’histoire reste assez plate car l’auteur est dans la description. Elle cherche à sensibiliser ses lecteurs. La deuxième moitié du livre ressence lui plus d’action. Mélodie se lance dans son désir de prouver qu’elle n’est pas une « demeuré » comme certains peuvent le dire, mais une enfant qui a une mémoire et des capacités intellectuelles impressionnantes.

Le roman est donc équilibré, et la première partie plus calme ne paraît pas pour autant ennuyante puisque le lecteur assimile des connaissances et découvre un monde qu’il ne vit pas. On apprend énormément de chose tant sur le handicap qu’en culture générale, de quoi se mettre soit même à l’épreuve !







Personnages :

Mélodie est une enfant qui nous raconte sa vie à travers différentes périodes clés. Le lecteur doit donc faire face à une multitude d’injustice que doit supporter le personnage et ce, dès son plus jeune âge, par des médecins, des instituteurs (des adultes donc) ou par des camarades. Pourtant elle est foncièrement combative et malgré les coups dures, elle va vouloir montrer qui elle est vraiment afin de ne pas rester catalogué dans « la petite fille en fauteuil roulant ». La jeune fille raconte donc son combat pour communiqué et surtout se faire comprendre, ce qui n’est pas chose aisé avec son handicap. Elle doit donc faire preuve de beaucoup de courage et de patience, même si en face d’elle ses interlocuteurs ne se donne pas toujours cette peine…


« La musique, c’est comme entendre le son des couleurs et sentir le parfum des images. La bande-son de ma vie est faire de couleurs, de parfums et d’images. »






 The End. :

La fin est très dramatique, les derniers chapitres ne sont clairement pas des plus joyeux. On regoûte à l’injustice de la première partie du roman, qu’on pensait pourtant ne pas revoir de sitôt.
Et je pense que l’auteur à choisit sa fin de manière réaliste, sans enjoliver le quotidien des personnes qui vivent ce genre d’injustice au quotidien.






Ses points faibles :

-Une écriture très dramatique qui manque d’une dose plus importante d’humour



Ses points forts :

-Les thèmes abordés et les messages transmis par l’auteure
-Le texte réaliste, sans fioritures ni besoin d’enjoliver.
-Un beau travail des éditeurs sur la couverture




Cible :
Un livre que je conseil aux lecteurs et lectrices qui souhaite être bouleversé, qui n’on pas peur des livres dramatiques. Pour ceux et celle qui ont envie de se mettre dans la tête des personne souffrant d’handicape car c’est une sorte de témoignage romancé.

Œuvre similaire ; Wonder
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Wranglestone

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