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samedi 10 août 2019

Combien de fois je t'aime






Auteur : Serge Joncour
Genre : Nouvelle/ contemporain
1 ère parution (FR):  2009
Nombres de pages : 157



Je résume :

Recueil de dix-sept nouvelles avec pour même thème, un certain constat sur l’amour. L’auteur aborde l’amour sous différentes manières, qu’il soit familial, passionnel, platonique, inaccessible…


« Ce qu'on cherche dans la vie c'est pas vraiment l'apothéose des découvreurs de continents, non, en cherchant l'âme soeur tout ce qu'on veut dans le fond c'est être tranquille, avoir quelqu'un à soi le soir quand il s'agit de rentrer, une présence qui tienne au corps comme un vêtement, une idée de l'autre qu'est là à trotter toute la journée, ce qu'on veut c'est expier le sentiment d'abandon, aimer pour se sentir moins seul. »




Analyse & opinion :

Un tout petit recueil de nouvelles de moins de 200 pages, qui a bien faillit finir dans mes coups de cœur. Une note de dix-sept pour cette œuvre.




Auteur & Plume :

Une plume poétique qui a su me séduire immédiatement, je me suis laissé porter dès le premier chapitre. Une écriture captivante donc, qui fait tout le charme de ce recueil, malgré le sujet plutôt simple qu’il met en avant.




Histoire & Thèmes :

Un seul et unique thème pour dix-sept nouvelles, on pourrait avoir peur de lire du déjà vu, n’est-ce pas ? Pourtant, ce n’est pas le cas. Serge Joncour utilise les différents types d’amour que l’on peu tous et toutes connaître au cours de notre vie, afin de rendre une sorte de constat sur ce que celui-ci peut nous apporter. Quel sentiment nous laisse tel ou tel amour ? Cela dépendra bien souvent des personnes…. Mais l’auteur nous donne son avis, qu’il soit positif ou négatif.

Toutes les nouvelles ne se valent clairement pas. Certaines sont très intéressante, on ne voit pas forcément venir la chute, ou alors d’autre son juste très belle, surtout racontés de cette manière. C’est le cas pour la première, ma préférée, que je garde bien au fond de ma mémoire.

D’autres nouvelles sont moins prenantes, ou touche moins certains lecteurs, vous imaginez bien qu’avec dix-sept nouvelles, il y en a forcément quelques-unes qui ne va pas vous taper dans l’œil…




« C’est toujours comme ça quand on redescend sur terre, il y a un petit instant de flottement, une amertume qui couperait jusqu’à l’envie de parler, les astronautes souvent il faut les soutenir à leur retour de l’espace, voire les porter. » 





Ses points faibles :

-Certaines nouvelles sont moins intéressantes que d’autres 
-Peu d’action



Ses points forts :

-La plume de Serge Joncour
-Se lit rapidement
-Réussir dix-sept nouvelles autour d’un seul thème : l’amour



Cible :

Pour les amoureux des belles plumes, des écritures poétiques et des nouvelles qui traitent l’amour. Un livre pour les lecteurs qui cherchent un livre calme, et qui aiment faire marcher leur imagination.

Image de art, beautiul, and love


mercredi 6 mars 2019

Contes de la fée verte




Auteure : Poppy Z Brite
Genre : Nouvelles (Horreur/ Fantastique)
1 ère parution (FR): 1997
Nombres de pages : 265 (édition Folio)






Je résume :

Contes de la fée verte est un recueil de nouvelles, douze au total, ayant pour thème le fantastique et le gore.
L’autrice impose son univers glauque, repoussant les limites de l’acceptable pour ses lecteurs, avec sa tendre plume poétique comme on en fait plus. Une imagination surprenante et lugubre, pourquoi ne tenteriez-vous pas l’expérience ?


« Louis et moi, voyez-vous, étions des rêveurs, aussi morbides qu'agités. Nous avions fait connaissance alors de notre deuxième année d'université et nous nous étions très vite découvert un point commun : nous étions l'un et l'autre insatisfaits de tout. Le whiskey que nous buvions pur nous semblait fade. Nous consommions des drogues exotiques, mais les visions qu'elles nous procuraient étaient des visions de vide, de stupidité et de lente décomposition. Les livres que nous lisions nous ennuyaient ; les artistes qui vendaient leurs œuvres pittoresques dans la rue n'étaient à nos yeux que des tâcherons ; la musique que nous écoutions n'était jamais assez violente pour nous animer. Nous étions des blasés, comme nous en convînmes. » 


Analyse & opinion :

Une lecture effectuée sous les conseils d’une amie proche, quoi souhaitait me faire découvrir l’une de ses auteures préférées. Je ne regrette pas ma lecture, ce n’est peut-être pas un coup de cœur mais une très belle découverte ! Une note de quinze pour moi.



Auteure & Plume :

« Wouah quelle plume ! »  est, je pense, la phrase qui met revenu le plus souvent à l’esprit lors de ma lecture (la seconde était plutôt dans le style « Oh my god, c’est possible de faire ça ?! » Mdr). J’ai adoré découvrir cette autrice, elle à un talent fou pour l’écriture. Avec elle, tout devient poétique :même des cadavres bon sang ! Poppy Z à cette manière de décrire les choses avec tellement de recule, d’imagination et d’intérêt que j’aimerais moi aussi, voir avec ses yeux…


 Image de alice, dark, and Darkness


Histoire & Thèmes :

Des histoires assez lointaines et pourtant, qui se ressemble malheureusement assez souvent. On retrouve des thèmes récurent : l’Alcool, la drogue, le sexe, des cadavres, l’argent, la musique… C’était de ce côté, un peu répétitif, pas que cela gâche les nouvelles, seulement le lecteur peut sentir moins d’envie à l’idée de lire très vite la suite : cette redondance efface quelque peu l’additivité à la lecture.

Moi qui ne suis pas fane des recueilles de nouvelles, ce n’est pas un concept qui m’a déplu ici. Puisque j’ai pu connaître l’étendue des capacités de l’auteure et de sa plume.



Personnages :

J’ai pu remarquer que l’autrice aimait beaucoup travailler des personnages masculins. A bien y regarder, il n’y a effectivement aucun personnage principale féminin dans son recueil de nouvelles. Pourquoi pas, néanmoins, ce sont des personnalités qui se ressemblent relativement souvent.


« Nulle existence n'est plus solitaire que la mort, surtout quand il ne reste personne pour porter votre deuil. »





Ses points faibles :

-Des répétitions dans les thèmes (trop de similarités)
-Des personnages qui se ressemblent souvent


Ses points forts :

-Une plume magique
-Une imagination qui force l’admiration



Cible :

Je ne vais pas l’écrire en gras mais prenez bien en compte mes sonnettes d’alarmes : Public sensible, passés votre chemin. C’est aussi valable pour toutes personnes qui vomissent ou tourne de l’œil facilement !
Par contre, bienvenue aux lecteurs et lectrices qui sont à la recherche de gore et de morbide (ou tout du moins que ça ne rebutent pas), qui souhaitent découvrir une plume et une imagination sans détour.

Image de blood, bloody, and coffee

mercredi 30 janvier 2019

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part




 Auteure : Anna Gavalda
Genre : Contemporain (Nouvelles) 
1 ère parution : 1999
Nombres de pages : 157 (édition J’ai lu)






Je résume :

Recueil de douze nouvelles, douze petits bouts de quotidiens dont les héros et héroïnes sont loin de vouloir changer le monde : on suit tantôt leurs désespoirs, tantôt leurs espoirs. Tantôt leurs réussites, tantôt leurs échecs. Vous l’aurez compris, des nouvelles simples dont seule Gavalda en à l’audace, et la plume pour les réaliser.


« Certains jours, je me surprenais à penser :-Tien ?... c’est bizarre… je crois que je n’ai pas pensé à elle hier… Et au lieu de m’en féliciter, je me demandais comment c’était possible, comment j’avais réussi à vivre une journée entière sans penser à elle. Son prénom surtout m’obsédait. Et deux ou trois images d’elle très précises. Toujours les mêmes. »



Analyse & opinion :

Un livre qui a su me divertir pour un voyage en train et pourtant, je n’avais pas lu le résumé : Anna Gavalda est comme toujours une valeur sûre et une fois n’est pas coutume, un petit coup de cœur et une note de dix-sept





Auteure & Plume :

J’ai pu retrouver la plume chaleureuse d’une de mes auteure favorite, qui s’attaque à toute sorte d’amour (familiale, passé, retrouvé, espéré…) mais aussi à la vie de ces inconnus qu’on croise chaque jour.  Une simplicité qui fait du bien, un livre « doudou » pour les baisses de morale !  

De plus, ravit de découvrir que l’auteure est parlé de ma ville natale : Belfort et des eurockéennes (festival de musique). C’était mon instant fan-girl :)



« Quand je vais vers Marc je vais pour lui filer une baffe mais il est avec une fille. Il la tient par la taille. Et moi, au premier regard, je sais déjà que je suis amoureux d’elle.
Je lui donne un coup de poing dans l’épaule et en la désignant du menton, je demande à mon frère :
-C’est mon cadeau ?
-Rêve pas, ducon, il me répond. »





Histoire & Thèmes :

Douze nouvelles basées sur la vie quotidienne, pas de chichi, pas de magie. Juste une vie parmi tant d’autre et vous, lecteurs, positionné en tant que spectateur de ces tracas et joies aussi futiles soit-il.

En outre le quotidien (pas forcément de monsieur et madame tout le monde d’ailleurs), c’est bel et bien l’amour qui est le second thème. C’est l’un des thème phare de l’autrice, même si ici ont tangue entre faux-espoir et retrouvailles inespérées, les citations sont toujours aussi belles.

Le lecteur traverse donc les sentiments les plus sincères, et les pensées inavouables des personnages dans des nouvelles rythmées d’espoirs mais aussi de coups dures : C’est bel et bien la vraie vie qu’a retranscrit sur le papier Anna Gavalda.



Image de gif






Personnages :

Des personnages plutôt bien travaillés sur le peu de pages accordées à chacune des nouvelles. Attachants, certains nous font rire, d’autres nous font développer de l’empathie voir de la haine. Il est si simple de se plonger dans ce roman qu’on suit avec attention les vies qui défiles selon les pages.


« Quand je te regarde, j’ai mal au bide comme devant dix mille personnes, s’il te plaît, arrête ça et prends-moi dans tes bras… »




Ses points faibles :

-Certaines nouvelles auraient eu le mérite d’être un peu plus développées.




Ses points forts :

-La plume de l’autrice.
-Rapide à lire.
-Une bonne dose d’imagination dans un contexte si simple « de la vie quotidienne ».




Cible :

Je ne vous conseil pas se livre pour essayer le style de l’auteure, bien qu’il y soit présent, ce sont des nouvelles, ce qui est assez complexe pour ce faire un avis. Je propose plutôt aux lecteurs et lectrices qui souhaitent découvrir sa plume son œuvre Ensemble c’est tout ou encore Je l’aimais.

Ce recueil de nouvelles est plus « destiné » aux lecteurs déjà conquis, qui sont à la recherche d’un livre rapide à lire. 


Image de beautiful, girl, and makeup

jeudi 24 mai 2018

Peur Bleue





Auteur : Stephen King
Genre : Fantastique (Loup-Garou)
1 ère parution (FR): 1992
Nombres de pages : 278 (édition : J’ai lu)







Je résume :

Tarker’s Mills est une ville de campagne aux apparences tranquille. Enfin, tranquille, ça c’était avant la pleine lune de janvier, par un blizzard glaçant, on découvre un premier cadavre égorgé. Les habitants ne se posent pas plus de questions, de toute façon ce type était un sacré alcoolique… Pourtant, chaque soir de pleine lune, on retrouve un cadavre ayant perdu sa tête dans cette ville qui devait être paisible. Nul n’est épargné, vielle fille, ouvrier et même représentent de l’ordre publique.
Alors que des hurlements effrayants déchirent le ciel, c’est un petit garçon infirme qui perse le meurtrier à jour, enfin, devrions nous plutôt dire la bête ?



« Nous ne devons pas nous permettre de rester seul, car la porte menant à l'enfer de la terreur est large. »








Analyse & opinion :


Peur bleue est souvent un livre dénigré par les lecteurs, s’attendant à mieux venant d’un auteur si connu. « Pourquoi fait-il autant de bruit alors qu’il met en vente ce genre de torchons ? » Eh bien moi je vais de ce pas vous expliquez pourquoi, ainsi que ma note de quatorze pour ce roman :








Auteur & Plume :


On a l’habitude de connaître un Stephen King qui détail beaucoup, qui prend son temps pour expliquer les choses et de pousser les descriptions jusqu’à la métaphore. Alors, oubliez tout ce que vous savez de son écriture, plongez dans le livre comme si vous n’aviez pas vus son nom apparaître sur la couverture.

Rien ne ressemble à ce que King fait habituellement, en effet mais, il ne faut pas oublier que l’auteur aime par-dessus tout se lancer des défis et surprendre ses lecteurs. Il a publié des nouvelles (différentes saisons, juste avant le crépuscule... ), un feuilleton ( la ligne verte) et là, avec cette œuvre il s’essaye à une nouvelle, rien de nouveau jusqu’alors, mais également à un scénario de film. Bon sang, je ne comprends pas les lecteurs qui se disent « fan absolue » du King mais, ne sont pas à peine fière lorsqu’il publie un script entier de film, qu’on lui a demandé de plus, alors que ce n’est absolument pas son domaine ! Je ne dis pas qu’il a fait un travail exceptionnel mais, ça lui ressemble, on repère facilement sa plume.

Son humour est comme d’habitude très présent, ses pieds de nez également, et puis, chose assez rare ; ses doutes, palpables lors que la dernière partie du roman : dans le script.








Histoire & Thèmes :


Le thème principal est, comme vous l’avez compris celui des Loup-Garou, King nous offre donc sa propre vision : Des attaques étalés sur douze mois, le doute plane et l’auteur joue avec le calendrier pour faire corresponde toutes sortes de fêtes avec la pleine lune (St Valentin, 4 juillet, jour de l’an...), créant des situations cocasses !

Cela ne l’empêche pas de se moquer allégrement de différents sujets, à commencer par l’alcoolisme (qu’il connaît bien) avec la toute première victime, de l’amour vue par une adolescente : prête à tout pour ne pas être seule, d’un barman tout en muscle : le physique ne fait pas tout lorsque l’on reste tétanisé mais aussi, des forces de l’ordre et surtout, de la religion, encore une fois.

On comprend que la religion est le second thème, ici la prière n’aidera pas les habitant à se sortir de ces événements noyés dans l’horreur. [Spoil] Grâce au rêve du révérend, on comprend immédiatement qui est l’auteur de ces meurtres en séries, le suspens manque donc très vite mais, vue l’épaisseur du roman, on ne peut pas tellement en vouloir au King… [Fin Spoil]










Trame & intrigue :


Un livre parfaitement organisé :
On commence avec un commentaire de l’auteur (Avant-propos), qui nous explique d’où est venu Peur Bleue, il nous explique les moments difficiles par lequel il est passé et, sans rien nous cacher, en étant humble malgré sa célébrité, on comprend qu’il n’a pas saisie (en tout cas à l’époque) à quel point il est un grand auteur.

On passe ensuite à la nouvelle (L’année du loup-garou) celle-ci est courte et ne fait pas dans le détailles : L’auteur va à l’essentiel, un mois est égale à un chapitre, de base chaque chapitre devait faire dans les 500 mots maximum (puisque comme il nous l’explique dans le Avant Propos, ce ne devait pas être une nouvelle mais, un calendrier), ce qu’il a fait tant bien que mal  jusqu’à ce qu’il craque,  au mois de mai, réalisant que c’était impossible pour lui et de faire de ce projet une nouvelle à part entière.

Et pour finir, le scénario de l’adaptation (Peur Bleue), qu’il a donc écrit lui-même sous la demande de Dino De Laurentiis (producteur de cinéma Italien, il a également adapté Dead Zone).

Pour ma part, c’est la première fois que je lis un script, j’ai trouvé cela intéressant que le King le partage avec nous. C’est finalement assez similaire au fait de lire une pièce de théâtre ! J’ai même préférée lire le script puisque celui-ci est plus détaillé et plus long.











Personnages :


On retrouve dans ce roman des personnages clichés, en allant de la mère froide, à l’SDF alcoolique et au gamin en fauteuil roulant depuis toujours. Cependant, chacun à son rôle bien précis, et chaque personnage en prend pour son grade !












Ses points faibles :

-Une nouvelle trop courte : Les événements s’enchaînent trop rapidement (même si je le répète, c’est normal puisque l’histoire devait sortir en calendrier.)
-Manque de suspens et de détails.
-J’aurais aimée savoir comment le meurtrier est devenu un loup garou. 






Ses points forts :

-La structure du livre
-Stephen King nous partage la naissance de Peur Bleue, nous confie ses secrets de réalisation, ses difficultés et ses anecdotes.
-Se lit extrêmement vite.
-Un thème « classique » dans le fantastique où ses lecteurs l’attendaient.
-Il s’essaye au scénario de film.
-Son humour bien à lui.
-Sa plume reconnaissable, même lors dans la lecture de script.
-King a relevé ses défis (le scénario et la nouvelle)








Adaptation :


Adapté en 1985, le script est écrit par Stephen King, réalisé par Daniel Attias et produit par Dino De Laurentiis.

Après lecture de la nouvelle et du script, on peut repérer quelques changements dans l’histoire, rien de choquant toute fois. Le plus flagrant reste la relation entre Jane et Marty (frère et sœur) moins agressif que dans la nouvelle, Jane est également plus présente.


Personnellement je ne pense pas regarder cette adaptation, le film datant, les effets spéciaux me donnerons mal à la tête à coup sûr…












Cible :


Pour les lecteurs aimant les histoires de loup-garou (courtes) mais, aussi lire des scénarios de film. Si vous ne souhaitez lire que la nouvelle (donc la première partie de peur bleue), je vous conseille de vous tourner vers son livre L’année du loup-garou. C’est un tout petit livre, à peine 130 pages où y est publié uniquement la nouvelle, donc sans le scénario du film.

Ne commencez pas à découvrir les œuvres de Stephen King par cette œuvre, vous seriez déçu, ce roman sera plutôt apprécié par les fans qui ont l’habitude de sa plume et de son style d’écriture.



dimanche 11 mars 2018

La mort d'Olivier Bécaille (et autres nouvelles)





Auteur : Émile Zola
Genre : Recueil de nouvelles
1er parution : 2002
Nombres de pages :128 (édition Librio)





Je résume :

Émile Zola nous offre quatre courtes histoires qui se passent en France et ayant pour même thème l'amour : Qu'il soit à sens unique, platonique ou familial. En outre, la mort et la survie danse avec le thème principal.





Analyse & opinion :


Un recueil de nouvelles piqué à mon frangin, auquel j’attribue une note global de treize, n'étant pas fan des nouvelles aussi courtes.

Sur les quatre histoires, les deux premières m’ont beaucoup intéressée pourtant, les deux dernières, pas le moins du monde malheureusement...




Auteur & Plume :


L'écriture d’Émile Zola est, je ne vous apprends rien, très belle, on tourne les pages très facilement même lorsqu'il écrit des pavés, la longueur du livre (même pas 230 pages) aide également.  Ses déclarations sont à la fois dramatiques et passionnées, on ne peut rester de marbre.

Des mots facilement compréhensibles malgré le décalage d'années, si je peux dire. Je sais que c'est souvent ce qui peut faire peur aux lecteurs « phobique » des classiques. Ce recueil de nouvelles reste abordable de ce point de vue et loin d'être ennuyant.







Thèmes & Intrigues :

-Alors, autant la première nouvelle je l'ai trouvée palpitante, on y retrouve le sadisme de Zola sur un fond de romance assez tragique. Le personnage principal est complexe et semble pourvu d'une maladie très étrange. C'est la nouvelle qui regorge le plus de suspense et sûrement une des plus connue de l'auteure.

Qui n'a jamais songé à la mort ? Beaucoup en ont peur et Zola s'en amuse avec cette courte histoire, il vous fait lire un de vos pire cauchemars. On entre tout de suite dans le vif du sujet, les mots choisis son présent pour vous coller des sueurs froides, âme sensible s’abstenir : Vous n'aimerez pas celle-ci.


-La seconde nous remplit d'espoir, la romance désespérée est belle et très touchante. J’ai beaucoup aimé ces déclarations autant passionnées que désespérées. Cet amour qui lui tombe dessus, sans trop s'en rendre compte mais, déjà installé depuis longtemps. Et ce caractère de Nantas, si déterminé dans ses objectifs, que rien ne peut arrêter mis à part une femme, sa femme. Rarement j'ai lu une romance courte comme celle-ci, aussi plaisante.

-La troisième nouvelle ne m'a pas emballée, manque de réalisme, une atmosphère un peu trop « paysan » pour moi. Je n'en ai rien retenue d'intéressant personnellement.

-La quatrième, la final, est loin de m'avoir attisé également... Des mots à demis avoués, un manque total de suspens dès les premières pages. Le personnage de M Chabre que j'ai on ne peut plus détesté, ce n'est pas une lecture que je vais retenir.








The End. :

Globalement, j'ai trouvé que les nouvelles manquaient de description physique au niveau des personnages (mise à part pour la dernière.)

Dans toutes ces nouvelles, même si c'est plus flagrant dans les trois premières, Zola fait passer le message qui m'excède au plus haut point : Qu'un Homme ne peut vivre sans amour. Comme si c'était le but de toutes les vies, comme si on ne pouvait pas aimer sa vie si l'on ne construit pas une famille.  C'est tellement récurant dans ce livre que ça a fini par m’exaspérer. 







Extraits et citations :

« Si la mort n'était que cet évanouissement de la chair, en vérité j'avais tords de la tant redouter : C'était un bien-être égoïste, un repos dans lequel j'oubliais mes soucis. Ma mémoire surtout avait pris une vivacité extraordinaire. Rapidement, mon existence entière passait devant moi, ainsi qu'un spectacle auquel je me sentais désormais étranger. Sensation étrange auquel et qui curieusement m'amusait : On aurait dit une voix lointaine qui me racontais mon histoire. »


« Une éternité et une seconde on la même durée dans le néant. »


« Je vous aime, Flavie, je vous aime comme un fou... Cela est venu je ne sais comment. Il y a des années déjà. Et peu à peu cela m'a pris tout entier. Oh ! J'ai lutté, je trouvais cette passion indigne de moi, je me rappelai notre premier entretien... Mais, aujourd'hui je souffre trop, il faut que je vous parle... »





Ses points faibles :

-Manque de descriptions physiques
-Les deux dernières nouvelles que je n'ai pas trouvées intéressantes.



Ses points forts :

-Très belle plume.
-Lecture très rapide
-Les deux premières nouvelles où plane suspens et tension, accompagnée de romance que j’ai bien apprécié.






Cible :


Souvent présenté à l’école, je pense pourtant que c'est loin de pouvoir intéresser des jeunes. Ce sont des nouvelles assez troublantes, Zola joue ici avec la romance autant que la mort. C'est souvent le genre de livre qui font détester la lecture aux adolescents malheureusement, ce qui est assez plausible : Pour moi il n'est pas adapté pour les étudiants avant le lycée voire l'université si on veut vraiment toucher le bon public. Car oui, c'est un livre très intéressant à étudier, après tout c'est un classique de la littérature mais, il est loin d'être ennuyeux lorsqu'on a le bon âge pour le lire. :)



►Fiche Livraddict

samedi 30 décembre 2017

Différentes saisons




Auteur : Stephen King
Genre : Horreur/ Nouvelles
1 ère Parution (Fr) : 1986
Nombres de pages : 634 (édition J’ai lu)






Je Résume :

Ce livre est un recueil de nouvelles, de « novella », Stephen King joue au rythme des saisons :

Première nouvelle : Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank :
C'est le printemps, nous suivons la condamnation d'un prisonnier « innocent » comme il l'assure, condamné à perpétuité.  Andy va-t-il réussir à se sortir de ce long tunnel noir sans issue de secoure ?

Deuxième nouvelle : Un élève doué :
Nous nous retrouvons en été, assistant à la rencontre pour la moins originale entre ce vieillard : Monsieur Dussander, qui a toujours sut renvoyer une bonne image de lui en apparence et cet adolescent modèle, lui aussi en apparence en tout cas, Todd. Lorsque ce jeune blondinet perce le secret de cet homme qui pourrait être son grand-père, leurs vies s'entremêles à jamais.

Troisième nouvelle : Le corps :
Ici nous partons en automne, rejoignant cette bande de pré-ado tous bien différents. Les nouvelles vont vite dans leurs petites villes, lorsque l'information qu'un cadavre se trouve non-loin, ils sautent sur l'occasion pour partir à l'aventure. Seulement, tout ne se passe pas comme ils l'auraient souhaité.

Quatrième nouvelle : La méthode respiratoire :
Et enfin, l'hiver. Un club mystérieux, des histoires racontés tous les jeudis soir. Il y en a pour tous les goûts mais, celles racontés les soirs au alentour de noël sont les plus mystérieuses. Seriez-vous tentez de tendre l'oreille ?






Analyse & opinion :


Une note de treize pour ce recueille. Les thèmes sont assez variés, on y retrouve du fantastique comme de l'horreur. Seulement, sur les quatre nouvelles, je n'en ai apprécié que deux, les autres m’ont paru interminable du fait que les sujets abordés ne m'intéressaient pas.


-La première, Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank, est ma préfère. J'ai été nostalgique et heureuse de retrouver un peu de l'univers de La ligne verte.  De plus, je me suis très vites attachée aux personnages (je ne pense pas être la seule)

-La seconde, Un élève doué, c'est une nouvelle que je n'ai malheureusement pas porté dans mon cœur. L'univers traité est à des années lumières ce que je peux aimer : Elle regroupe le nazisme et l'histoire, un peu tous ce que je déteste en somme. De plus, j'ai trouvé qu'il manquait une fin digne de ce nom. King a coupé l'histoire là où je pouvais presque la trouver intéressante. Cependant, je ne peux pas lui enlever le fait que ce soit cette nouvelle qui est eu le plus de suspense.

-La troisième, Le corps, celle-ci aussi, je l'ai trouvée assez longue. L'amitié y était particulièrement bien représentée seulement, l'auteur m’a perdu à plusieurs reprises à force de mélanger les années.

-Et enfin, la dernière, La méthode respiration, la deuxième que j'ai apprécié. Le personnage de la jeune femme a piqué ma curiosité, je l'ai trouvé remarquable. L'univers très mystérieux, l'horreur qui sort un peu de nul-part et l'absurdité de la scène m'a fait beaucoup rire. Même si, dans les premières pages, je vous avoue qu'on se demande où nous amène King.         










Extraits et citations :

« Pas de mal physiquement -mais un viol reste un viol, éventuellement il faut à nouveau se regarder dans la glace et décider ce qu'on va faire de soi. » 1er Nouvelle

« … Mais je préfère ne pas en parler ni même y penser. Ce que nous avons fait, c'était uniquement pour survivre et survivre n'a rien de très jolie. » 2e Nouvelle

« C'est ce qu'il y a de pire, je trouve. Quand le secret reste prisonnier en soi non pas faute de pouvoir l'exprimer mais faute d'une oreille qui vous entende. » 3e Nouvelle

« Elle a ri en mettant sa main devant sa bouche. Un geste enfantin, irrésistible et spontané. » 4e Nouvelle







Ses points faibles :

-La longueur de la troisième nouvelle (le corps) à mes yeux l'avancer est beaucoup trop lente.
-Les thèmes abordé dans la deuxième et la troisième nouvelle (Un élève doué & le corps) qui n'est simplement pas à mon goût




Ses points forts :

-La plume de Stephen King qui me charme à chaque fois.
-La première nouvelle qui m'a replongé dans la nostalgie de son roman La ligne verte.







Adaptations :

Sur ces quatre nouvelles, les trois premières on étaient adaptées en film :

-Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank sous le nom Les évadés par Franck Darabont en mars 1995.

-Unélève doué adapter sous le même titre en 1999 par Bryan Singer.

-Et enfin, le corps, lui adapter sous le nom de Stand by me (Compter sur moi en FR) par Rob Reiner en 1986.

Je n'ai, je l'avoue, encore visionner aucunes des trois adaptations, même si je projette d'au moi regarder Les évadés très bientôt.






Cible :


Les fans de Stephen King en général, qui ont l'habitude de son écriture mais aussi d'horreur, de fantaisie et d'histoire.


Wranglestone

    Auteur  : Darren Charlton Genre  : Young-Adult (romance LGBT/ dystopie) 1 ère parution (FR) : 2022 Nombres de pages  : 331     ...